Angers: enquête ouverte après le décès d'un détenu

La maison d'arrêt d'Angers / © France 3 Pays de la Loire
La maison d'arrêt d'Angers / © France 3 Pays de la Loire

Une enquête a été ouverte après le décès d'un détenu de 29 ans qui venait de passer sa première nuit en prison, a-t-on appris ce mercredi 16 janvier, auprès du procureur de la République d'Angers, Yves Gambert.

Par CD avec AFP

Condamné en décembre à six mois de prison ferme après une série de vols, l'homme avait bénéficié d'un aménagement de peine. Mais, interpellé le 9 janvier et placé en garde à vue pour menaces et vols à l'étalage dans un supermarché, il a vu sa peine de prison mise à exécution et a été écroué le 10 à la maison d'arrêt d'Angers. C'est le lendemain matin qu'il a été retrouvé inanimé dans sa cellule.
    
"Je suis saisi en recherche des causes de la mort", a indiqué à l'AFP le procureur d'Angers, Yves Gambert.
  
Selon Ouest-France, qui a révélé l'affaire, "des questions se posent sur une possible interaction médicamenteuse pour ce toxicomane, connu notamment pour son addiction à l'héroïne". Pour le procureur d'Angers, qui a demandé des analyses anatomopathologiques et toxicologiques, les enquêteurs s'orientent vers une mort naturelle ou un suicide médicamenteux. 
    
Selon le procureur de Saumur, Guillaume Donnadieu, l'homme avait déposé plainte le 10 janvier au commissariat de Saumur pour violences policières lors de sa garde à vue, se plaignant d'un coup porté par un fonctionnaire de police.
  
Une seconde enquête a été ouverte à Saumur pour des faits de violences par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure à 8 jours. L'enquête a été confiée à l'IGPN, la police des polices.
  
"Une autopsie a été pratiquée lundi, elle a écarté formellement tout lien entre un éventuel conflit lors de l'interpellation et le décès. Il n'y a pas de lésion traumatique susceptible d'expliquer le décès", a souligné Yves Gambert.
 
"A son arrivée à la maison d'arrêt, il a suivi le protocole d'accueil traditionnel, notamment pour prévenir le risque de suicide, et a vu un médecin. A aucun moment il n'a laissé entendre qu'il pourrait attenter à sa vie", a précisé le procureur.
 

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