Congrès des maires : le ras-le-bol du maire d'Ecouflant en Maine-et-Loire

Denis Chimier, le maire d'Ecouflant, a écrit à Emmanuel Macron / © France 2
Denis Chimier, le maire d'Ecouflant, a écrit à Emmanuel Macron / © France 2

Alors que s'ouvre le 100ème congrès des Maires de France, Denis Chimier, le maire d'Ecouflant en Maine-et-Loire, a envoyé un courrier à Emmanuel Macron pour expliquer son ras-le-bol face aux coupes budgétaires.

Par FB avec Agnès Monteux

Emmanuel Macron est attendu jeudi au 100ème congrès des Maires de France et l'accueil s'annonce glacial pour le chef de l'Etat. Les élus sont très remontés après l'annonce des baisses de dotation et de la taxe d'habitation.
Parmi eux, Denis Chimier, le maire d'Ecouflant près d'Angers. Il a d'ailleurs envoyé un courrier au président de la République.

"Ça devient un métier d'équilibriste"


"Etre maire c'est passionnant" reconnait Denis Chimier, élu en 2014, mais il tempère, "c'est de plus en plus compliqué, parce qu'on a de moins en moins de ressources. Ça devient un métier d'équilibriste".

Ecouflant compte près de 5 000 habitants. Cette année, la commune ne recevra aucune dotation de l'état, 20% de budget en moins en cinq ans. Denis Chimier doit donc faire des choix économiques difficiles. Sans compter les promesses électorales qu'il ne peut pas tenir.

L'école primaire est vétuste, manque d'isolation, huisseries obsolètes... Tout est à refaire mais le budget manque. Il fait donc très attention car, en cas d'accident, c'est sa responsabilité juridique qui serait engagée.
Ainsi, c'est lui-même qui surveille une fissure sur un mur. "Je surveille l'écartement (de la fissure ) pour vérifier que ce n'est pas dangereux (...) C'est moi qui la surveille parce que je suis responsable de la sécurité de ces bâtiments."

Face à cette situation, Denis Chimier a décidé d'exprimer son ras-le-bol à travers un courrier adressé à Emmanuel Macron.
"Nous avons découvert que l'Etat pouvait être un état prédateur et pratiquer le racket des petites communes comme celle d'Ecouflant", écrit-il notamment dans sa lettre au chef de l'Etat.

► Le reportage de la rédaction de France 2




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