Coronavirus : où en est l'étude sur la chloroquine menée par le CHU d'Angers ?

Elle a été lancée le 1er avril dernier, on connaîtra bientôt les premiers résultats de l'étude menée par le CHU d'Angers pour évaluer l'efficacité ou non de l'hydroxychloroquine contre le Covid 19.
Depuis le 1er avril, l'hôpital d'Angers coordonne une étude sur la chloroquine.
Depuis le 1er avril, l'hôpital d'Angers coordonne une étude sur la chloroquine. © BENOIT Doppagne/BELGA/MAXPPP
1 300 patients, suivis dans une quarantaine d'hôpitaux et de centres de soins, à travers toute la France, et selon un protocole très strict.

L'étude menée par le CHU d'Angers est à ce jour la plus vaste et l'une des plus rigoureuse pour évaluer l'efficacité de l'hydroxychloroquine, mais les résultats ne sont pas encore connus.

Une étude plus poussée que les premières recherches publiées

Rien à voir, donc, avec le contenu des deux études publiées cette semaine par la revue médicale britannique BMJ, dont l'une, menée par des chercheurs français, portait sur un panel de 181 patients, et la seconde, menée par une équipe chinoise, portait sur 150 patients hospitalisés pour des formes légères ou modérées de Covid 19, et qui toutes deux semblent pointer vers une inefficacité de l'hydroxychloroquine pour éviter les formes graves de la maladie.

Ces deux études sont cependant purement observationnelles, elles permettent d'aller plus vite pour dégager des tendances, mais ne donnent pas de résultat scientifique fiable, et donc ne remettent pas en cause les recherches menées à Angers.
 

Pas encore de résultats pour le moment

Pour l'heure, même les chercheurs impliqués dans l'étude angevine n'ont pas encore accès aux données, car ni les médecins, ni les patients ne savent s'ils font partie du panel testant la molécule ou du groupe recevant un placebo.

Menée depuis le 1er avril, l'étude a pris un peu de retard car si le confinement a permis d'enrayer la progression de l'épidémie, il a aussi ralenti l'inclusion de nouveaux patients, qui doivent répondre à des critères précis. Il faut avoir été testé positif au Covid 19, être en début de maladie et présenter des facteurs de risque d'évolution vers une forme grave.

Une communication dans les semaines qui viennent

De premiers résultats devraient cependant être présentés prochainement devant un comité scientifique, et s'ils permettent de dégager une tendance claire, seront rendus publics dans la foulée.


 
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