Covid-19 : à Angers, le virus contraint la clientèle des voyagistes à la sédentarité, ils innovent !

On ne voyageait plus beaucoup depuis l'été dernier, on ne peut plus voyager du tout depuis quelques jours ! Pour les agences de voyages, pas facile de surmonter la crise, et partir en France n'est pas plus simple. Ici aussi, les nouvelles technologies apportent des palliatifs aux voyages lointains.

Cuisiner chez Marisol au Mexique en visioconférence faute de pouvoir voyager à cause du virus, c'est l'idée de Arthut Thénot à Angers
Cuisiner chez Marisol au Mexique en visioconférence faute de pouvoir voyager à cause du virus, c'est l'idée de Arthut Thénot à Angers © France Télévisions

Les vitrines de voyagistes affichent toujours du rêve sur des images d'horizons lointains. Avec la crise sanitaire et son cortège de restrictions de mouvement, la liste des destinations se réduit comme une peau de chagrin !

Nombre d'enseignes gardent le rideau baissé ou ont adapté leurs horaires. Pour autant, ceux qui ont poursuivi ont su inventer des activités nouvelles et originales.

 

Voyager sur mesure ou sur catalogue

Pascale Rondeau est voyagiste indépendante, elle propose des voyages sur mesure, son bureau est resté ouvert depuis le début de la crise. C'est la clientèle lassée d'internet qui est venue pallier le manque à gagner. "Il y a eu 50% des clients qui ont voulu reporter de suite, qui ont pu partir et bénéficier de leurs vacances, et puis 50% pour des motifs professionnels n'ont pas encore de dates de vacances, et on ne peut pas établir de projet de voyage pour eux".

Chez le Choletais Jean-François Richou, le chiffre d'affaires a baissé de 85% en 2020. Le travail s'est réduit à un jour par semaine. À distance ou au bureau.

Le voyagiste mise sur son nouveau catalogue pour relancer l'activité. "L'idée c'est d'inviter les gens à se projeter au printemps, à l'été, à l'automne en fonction des destinations mais qu'ils fassent des projets, qu'on puisse les enregistrer et ensuite assurer le plus de départs possibles en fonction des contraintes sanitaires".

 

Voyager virtuellement

Autre solution en attendant des jours meilleurs : faire venir les plages bleues des mers du sud jusqu'à soi ! Dans cet EHPAD, les résidents peuvent "voyager"... avec des casques de réalité virtuelle ! "On peut voir, "voyager" n'est pas le terme exact, pour moi voyager c'est différent" remarque Étiennette Bocquel, une résidente du Bois Joly.

C'est Ehop Voyage, entreprise spécialisée dans les vidéos de réalité virtuelle, qui développait cette idée, bien avant le début de la pandémie. "Les gens nous disent, ma maman voyageait, elle ne peut plus, coronavirus ou pas coronavirus, il y a plein de gens qui ne pourront pas voyager" indique Valentin Guinberteau.

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Voyager en visioconférence

Arthur Thénot organisait des séjours en Amérique du sud. A l'arrêt, il a eu l'idée de continuer les rencontres à travers des ateliers animés par des prestataires locaux. Ce soir-là, il est en direct dans la cuisine de Marisol au Mexique, un voyage et une rencontre en visioconférence : "On a une double problématique c'est de continuer d'être visibles et d'animer notre communauté de voyageurs et surtout de garder un lien avec nos partenaires locaux qui ont vécu un confinement très dur. Par exemple, en Argentine, ça a duré 6 mois. Ça leur permet, depuis chez eux, de partager un moment convivial avec les voyageurs, c'est ce qu'ils aiment faire".

Un rendez-vous suivi par une quinzaine de personnes. Les partenaires sont rémunérés à la connexion pour chaque intervention. Une alternative pour garder du lien, même depuis l'autre bout de la planète !

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