Covid-19 : en Maine-et-Loire, le seul centre commercial fermé a sa pharmacie et quelques magasins alimentaires ouverts

Les nouvelles mesures prises par le gouvernement conduisent dans la réalité à des situations parfois surprenantes. Certains centres commerciaux ferment, d'autres non. Dans le Maine-et-Loire, il est parfois difficile de comprendre.

La plupart des magasins du centre commercial Espace Anjou d' Angers ont dû fermer.
La plupart des magasins du centre commercial Espace Anjou d' Angers ont dû fermer. © France Télévisions

Pas facile de maîtriser les réglementations changeantes concernant l'ouverture ou non des espaces commerciaux et les jauges qui s'y appliquent.

Les dernières annonces ont conduit, dans le Maine-et-Loire, à fermer un seul centre commercial, puisque faisant plus de 20 000 m², celui de l'Espace Anjou, à l'est d'Angers. Cet espace de 32 000 m² totalisant 117 magasins tombe depuis ce dimanche sous le coup des nouvelles restrictions. Seuls l'hypermarché, la pharmacie et une ou deux boutiques alimentaires restent accessibles.

Les clients qui découvrent la situation ne sont pas toujours compréhensifs. "Je trouve ça un peu désolant pour les commerçants qui ont déjà été fermés souvent depuis le mois de mars, réagit l'un d'euxvenu faire ses courses. Surtout que la location qu'ils doivent payer, ça doit être énorme."

Deux autres clientes venues de Murs-Erigné et qui ne voulaient pas aller jusqu'au centre-ville d'Angers sont surprises: "ha ben voilà, on s'est fait avoir ! J'aurais dû y penser. On va jeter un coup d'oeil quand même."

 

"On devrait laisser ouverts les petits magasins"

Certains sont plus dans l'acceptation de la situation mais ne comprennent pas les choix qui sont faits.

"Ce n'est pas surprenant, dit ce monsieur. Quand les gens seront respectueux de ce qu'on leur demande de faire, tout fonctionnera bien. Moi, ce qui me gêne, c'est la grande surface parce que c'est là que ça brasse le plus de monde. Je pense que c'est les grandes surfaces qu'on devrait fermer et laisser ouverts les petits magasins."

Une autre cliente vient juste pour faire des achats d'ordre alimentaire : "Ça ne m'étonne pas du tout, dit-elle, quand on voit le monde. Les gens sont agglutinés. Il faut être raisonnable."

Le centre commercial Atoll a pu rester ouvert.
Le centre commercial Atoll a pu rester ouvert. © France Télévisions

Situation différente dans un autre centre commercial plus vaste mais qui ne tombe sous cette réglementation, le centre commercial Atoll, à l'ouest de la ville avec ses  71 000 m². Lui, a pu rester ouvert. Surpenant ? Non, nous explique Amaury Bironneau, le directeur grand ouest de la Compagnie Phalsbourg, gérante des lieux :

"C'est la particularité même de l'Atoll, explique-t-il, qui est un centre commercial à ciel ouvert où les clients vont de magasin en magasin mais en passant par l'extérieur. On est considéré comme une rue marchande classique."

Une chance pour ce site. "Le cabinet du préfet nous a prévenu que, sauf contre-ordre, on pouvait rester ouvert. On a un sentiment de soulagement" se réjouit Amaury Bironneau.

Isabelle Texier, commerçante à l'Atoll, se réjouit d'avoir pu poursuivre son activité  pendant les soldes.
Isabelle Texier, commerçante à l'Atoll, se réjouit d'avoir pu poursuivre son activité pendant les soldes. © France Télévisions

Soulagement aussi pour Isabelle Texier, qui tient un magasin de vêtements dans ce centre commercial.

"Nous essayons de travailler le plus possible avec les portes ouvertes, précise Isabelle, pour que l'aération se fasse le mieux possible. Ça ne fait que 10 jours que les soldes ont commencé. Il faut absolument qu'elles continuent le plus longtemps possible."

Dans les centres commerciaux de plus de 20 000 m², restent ouverts les commerces alimentaires ou principalement alimentaires et les pharmacies.

Concernant la jauge, pour une surface de plus de 400 m², elle est au maximum d'une personne pour 10 m². Pour les moins de 400 m², c'est une personne pour 8 m². Il appartient au gérant d'un espace commercial de vérifier la réalité de la fréquentation à chaque instant. 

"Derrière tout ça, fait remarquer Pierre Ory, le Préfet du Maine et Loire, ce qu'il faut comprendre c'est que c'est le prix à payer pour éviter le confinement. Mais pour les commerces qui restent ouverts, les mesures doivent s'appliquer de contrôle de la jauge, du nombre de personnes accueillies à l'intérieur du magasin. Nous avons fait des contrôles tout ce week-end avec les forces de l'ordre. Ça n'est pas parfait. Et quand on dit que le couvre-feu commence à 18h, on n'accepte pas un dernier client à 18h."

 


 

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