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Football : la plus cruelle des défaites pour Angers en finale de la Coupe de France

Les angevins ont résisté face aux parisiens en 1ère mi-temps, un poteau a même renvoyé une belle frappe de Pépé. Le SCO a ensuite souffert mais tenu en 2ème mi-temps. Les 18000 supporters angevins ont cru à la prolongation avant que Cissokho ne marque contre son camp dans les arrêts de jeu.    
La déception des joueurs angevins au terme de la rencontre
La déception des joueurs angevins au terme de la rencontre © Thomas Samson /AFP
Le Paris SG remporte ainsi la 11ème Coupe de France de son histoire, ce qui en fait le recordman en la matière, devant son rival marseillais.

Le PSG, désormais triple tenant du titre, s'offre aussi un deuxième titre cette saison après la Coupe de la Ligue et termine sa saison chaotique sur une note plus positive. Il a fallu un dernier corner, tiré par l'Argentin Angel Di Maria, pour que la vaillante défense angevine ne cède, sur un but contre son camp du Sénégalais Issa Cissokho (90+1).
La finale opposait pourtant deux formations tout en contraste: d'un côté, le plus petit ou deuxième plus petit de budget de l'élite, Angers,
dont le palmarès ne compte que deux titres de champion de D2 en 1969 et 1976. Et de l'autre, le PSG et ses 500 millions d'euros de budget, sa pléiade de grands noms, son armoire à trophées bien garnie et ses ambitions gigantesques.
Angers n'est plus si petit que ça. Et porté par un public largement à la hauteur d'une finale, et souvent plus bruyant que les supporters
du PSG, il n'a pas été intimidé. Athlétique, parfaitement en place défensivement, elle a fait mieux que résister aux assauts parisiens pendant les 90 minutes du temps réglementaire.
L'occasion la plus nette de la première mi-temps, un superbe enchaînement contrôle poitrine-frappe de volée de l'Ivoirien Nicolas Pépé, est à mettre au crédit des Angevins: elle est venue mourir sur le poteau du gardien parisien Alphonse Areola (26e).
La différence de standing et de moyens s'est vue, quand même, et ce sont les Parisiens qui se sont le plus montrés dangereux: par Serge Aurier, dès la 8e minute, puis encore par Blaise Matuidi (11e), Edinson Cavani (13e, 15e, 19e).
Mais le portier angevin Alexandre Letellier, formé par le PSG, s'est lui aussi montré à la hauteur du match, captant ou claquant des centres dangereux (29e, 50e, 57e). 
Le match a également été suivi par des milliers de personnes réunies au parc Bellefontaine d'Angers, notre reporter Romane Idres était sur place.
Les angevins ont rendez-vous dimanche à 17 heures devant l'hôtel de ville pour accueillir leur équipe.


Stéphane Moulin, entraîneur d'Angers, après le match
"Quand on perd c'est toujours cruel. On est qu'à une minute des prolongations. Deux mots me viennent à l'esprit: la déception, parce que quand on perd on est toujours déçu, et une grande fierté, parce que les joueurs ont réalisé une finale à la hauteur de ce qu'on était capable de faire. On a rencontré un adversaire bien supérieur à nous ce soir mais il a eu du mal à le montrer en terme de résultat. Après dans la maitrise du jeu et du ballon on savait qu'ils étaient bien supérieurs. On a proposé autre chose, on les a fait douter et à la fin ils avaient un grand soulagement de gagner, en plus avec un but contre notre camp. Ce n'est pas ce que je veux retenir. Ce que je veux retenir ce soir c'est la belle saison d'un groupe, la progression d'un club. Et quand je vois tous ces Angevins qui sont fiers de leur équipe... ça ne nous fait pas gagner la Coupe de France mais je crois qu'on a gagné quelque chose, au moins leur estime. Ce soir l'honneur est sauf."
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