Justice : un policier jugé à Paris dans une affaire de pédopornographie impliquant un Angevin

Ce 1er mars a débuté à la cour criminelle de Versailles, le procès d'un policier accusé de viol sur enfants et de partage d'images pédopornographiques sur internet. C'est parce qu'il échangeait avec un Angevin sur lequel les gendarmes enquêtaient que ce policier a été confondu.

Le procès d'un pédocriminel début aujourd'hui au palais de Justice de Versailles, l'enquête avait commencé à Angers dans une affaire connexe
Le procès d'un pédocriminel début aujourd'hui au palais de Justice de Versailles, l'enquête avait commencé à Angers dans une affaire connexe © Olivier Boitet / MAXPPP

Le procès de ce gardien de la paix de 35 ans, accusé d'avoir violé ou agressé sexuellement plusieurs enfants, dont des bébés, et partagé des images pédopornographiques sur internet entre 2011 et 2018, a débuté ce lundi à Versailles dans le département des Yvelines. Il fait suite à une enquête de gendarmerie qui avait débuté à Angers.

Le policier, au casier judiciaire vierge, est incarcéré depuis mars 2018. Il a été identifié à la faveur d'une enquête portant sur un Angevin de 27 ans, qui a de son côté été renvoyé devant les Assises pour une série de viols aggravés et d'agressions sexuelles aggravées, commis entre 2010 et 2018. Cet homme avait l'objet d'une note sur Pharos, la plate-forme gouvernementale de contenus illicites en ligne.

Les deux hommes, au cours de l'enquête, ont avoué s'être rencontrés sur des sites pédocriminels et décrivent des relations amicales, ils indiquent même avoir passé des vacances ensemble.

C'est l'examen des fichiers informatiques de l'accusé angevin, qui a permis de remonter jusqu'à ce policier travaillant à Nanterre. Le travail des enquêteurs mettant en lumière un réseau qui échangeait des contenus pédopornographiques et sur lequel les participants s'encourageaient mutuellement à filmer leurs agressions.

Le procès du policier doit durer jusqu'à vendredi 5 mars. Les dates concernant celui de l'accusé Angevin ne sont pas encore connues, le procureur de la République d'Angers indique que le "dossier n'est pas encore fixé".

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