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Hommage aux Tsiganes internés de 1940 à 1946 : François Hollande samedi à Montreuil-Bellay

François Hollande sera samedi à Montreuil-Bellay pour un hommage très attendu aux Tsiganes internés de 1940 à 1946 / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP POOL / AFP
François Hollande sera samedi à Montreuil-Bellay pour un hommage très attendu aux Tsiganes internés de 1940 à 1946 / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP POOL / AFP

François Hollande se rendra samedi à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) pour rendre un hommage très attendu aux Tsiganes internés par le régime de Vichy et jusqu'en 1946, effectuant la première visite présidentielle sur le site de cet ancien camp d'internement.

Par FB avec AFP

"L'esprit de ce déplacement est de rendre hommage à tous ces hommes, ces femmes et ces enfants, Tsiganes internés par le gouvernement de Vichy en 1940 et jusqu'en 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale", explique l'Elysée.
Soixante-dix ans après la libération des derniers Tsiganes internés en France, leurs descendants et les associations attendent une reconnaissance officielle de leurs souffrances.

François Hollande, a-t-on précisé à l'Elysée, "reviendra aussi sur la discussion en cours au Parlement dans le cadre de la loi "Egalité et citoyenneté", (le député PS) Dominique Raimbourg ayant proposé l'abrogation de la loi de 1969 qui avait créé un livret de circulation pour les gens du voyage".

Toujours selon la présidence, cette visite "s'inscrit dans le travail de mémoire que le chef de l'Etat a engagé depuis le début de son quinquennat pour réconcilier toutes les mémoires et n'en constituer qu'une seule, celle de la France".

Outre le chef de l'Etat, des membres du gouvernement, des élus et des représentants d'associations, une dizaine d'anciens internés à Montreuil-Bellay doivent assister à la cérémonie.

Montreuil-Bellay était le plus grand des 31 camps gérés par les autorités françaises jusqu'en 1946, dans lesquels furent internés entre 6 000 et 6 500 nomades.
Plus de 2 000 nomades, des Tsiganes mais aussi des sans domicile fixe de Nantes, y furent internés de novembre 1941 à janvier 1945. Une centaine périrent.

L'Etat avait franchi un premier pas vers la reconnaissance de la participation de la France dans cet internement familial en juillet 2010, par la voix de l'ancien secrétaire aux Anciens combattants Hubert Falco, en l'évoquant lors d'une "Journée nationale de la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français".

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