VIDEO. Mâchelles en Maine-et-Loire : DxE dénonce des mauvais traitements dans un élevage de poulets, LDC répond 

© Capture d'écran DxE
© Capture d'écran DxE

L’association DxE a publié une vidéo ce mercredi 4 septembre pour dénoncer le mauvais traitement des poulets dans un élevage intensif qu'elle situe à Mâchelles à 30 km au sud d’Angers. Cet élevage produirait des poulets à destination de Le Gaulois, une marque de la grande distribution.

Par Pauline Thurier

Un homme marche sur un parterre tapissé de poulets. Il ramasse les cadavres de ceux qui n’ont pas survécu à l’élevage. Cette vidéo, publiée par DxE (Direct Action Everywhere) ce mercredi 4 septembre, montre la condition des poulets que l'association situe dans un élevage intensif de Mâchelles dans le Maine-et-Loire. Le but de l’association est de dénoncer les pratiques de la marque Le Gaulois, du groupe LDC (qui produit également les marques Marie, Maître Coq et Réghalal).

 L’enquête de l’association DxE montre l’évolution d’un lot de volailles au cours des 38 jours passés à l’élevage. “Dès les premiers jours, des poussins meurent”, nous explique William Burkhardt, président de l’association DxE. “On se rend compte que dans l’élevage intensif, tout ce que les éleveurs ont à faire, c’est ramasser des cadavres”, ajoute-t-il.

La mortalité des volailles est en partie due au fait qu’ils évoluent dans leurs excréments, d’après l’association. L'ammoniac dégagé par les excrément “leur brûle les poumons et la peau”, énonce William Burkhardt. 

Les images publiées par DxE France vont à l’encontre de la charte publiée par le groupe LDC sur son site. Celle-ci indique notamment “le bien-être animal est une priorité de l’entreprise” et “le respect des animaux est ainsi la base de notre éthique relative au bien-être animal”.

Dans un communiqué, le groupe précise que ces "images ne reflètent pas la réalité de [leurs] pratiques". "Voir des images de ce type nous choque et interpelle. Nous comprenons l'émotion et les questions qu'elles peuvent susciter", indique le communiqué. Le groupe précise que des investigations ont été menées dès qu'ils ont eu connaissance des images. Les conclusions montrent "qu’il n’y a pas eu de manquement de suivi de l’élevage par l’éleveur". LDC précise toutefois que le montage des images est "fait pour provoquer l’émotion et non pour montrer la réalité de ce qui se passe vraiment au global". "Quand on élève des animaux, quels qu’ils soient et dans n’importe quel type d’élevage comme dans la nature, il peut y en avoir qui se blessent et qui meurent", ajoute le communiqué.

En outre, le groupe agro-alimentaire indique qu'il a entamé une démarche "d’amélioration des conditions d’élevage" pour offrir aux animaux "plus d’espace, de la lumière naturelle, des ballots de paille, des pierres à picorer et de bonnes conditions de transfert préservant leur bien-être".

Actuellement, "plus de 50%" de leurs éleveurs suivent cette démarche. "Il s'avère que l’éleveur concerné ici n’a pas encore rejoint cette démarche", admet LDC. L'objectif du groupe est que 100% des éleveurs suivent cette démarche d'ici 2025.

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