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A Laval, l'hommage des policiers à leurs collègues tués par Larossi Abballa

Dans la cour de l'hôtel de police de Laval les forces de l'ordre observent une minute de silence à la mémoire du couple de policiers tué par un terroriste. / © Pierre-Erik Cally
Dans la cour de l'hôtel de police de Laval les forces de l'ordre observent une minute de silence à la mémoire du couple de policiers tué par un terroriste. / © Pierre-Erik Cally

Ce midi dans tous les hôtels de police de France les policiers ont observé une minute de silence à la mémoire de leurs collègues tués mardi 14 juin par un terroriste à Magnanville. Exemple à Laval où l'émotion était palpable.

Par Pierre-Erik Cally

Les visages sont graves, l’ambiance pesante. Les policiers lavallois sont attentifs au discours du préfet, qui relaye les propos du ministère de l’intérieur Bernard Cazeneuve. L’hommage est unanime : les policiers français ont tous, comme ce mercredi midi à Laval, observé une minute de silence à la mémoire du couple de policiers tué mardi, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider.

Le préfet de la Mayenne, Frédéric Veaux, sait de quoi il parle, ancien "grand flic" il a dirigé des services importants comme le SRPJ de Nice, Marseille ou Ajaccio.
C’est d’ailleurs lui qui aux côtés du RAID, arrêta Yvan Colonna le meurtrier du Préfet Claude Erignac.

Ses mots, empruntés à Bernard Cazeneuve, ont donc pour lui une résonnance particulière lorsqu’il déclare que "les Français connaissent le lourd tribut que les forces de sécurité ont payé pour assurer leur protection contre la menace terroriste .Ils savent que, face aux épreuves d’une gravité exceptionnelle que notre pays a dû affronter depuis janvier 2015, ils ont toujours pu compter sur le courage, l’engagement et le dévouement des policiers et les gendarmes. Ils mesurent les risques auxquels s’exposent tous ceux qui incarnent l’autorité de l’État et les valeurs de la République."

Sans oublier de mentionner le sort de l’enfant du couple, seul rescapé de la tuerie :"En ce moment de deuil, nos pensées vont d’abord à leur fils âgé de trois ans, pris en otage, sauvé grâce à l’intervention courageuse des policiers du RAID et de la BRI, mais privé à jamais de l’amour de ses parents."

Une cérémonie qui n’aura duré que quelques minutes, heureusement plutôt rare dans l’enceinte de cet hôtel de police de Laval et à laquelle participait les représentants des gendarmes mayennais et de la police municipale.

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