Notre-Dame-des-Landes à deux pistes : la Région en appelle à Hollande avant la consultation locale

Le Conseil régional des Pays de la Loire demande à François Hollande, dans un voeu adopté jeudi, de préciser que le référendum local prévu le 26 juin sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes portera clairement sur un projet à deux pistes.

L'aéroport du Grand-Ouest vu sur les maquettes de Vinci.
L'aéroport du Grand-Ouest vu sur les maquettes de Vinci. © Vinci
"Nous demandons au Président de la République, avant la décision du Conseil d'Etat sur le projet d'ordonnance du gouvernement portant sur l'organisation de la consultation, de préciser qu'(elle) portera clairement sur le transfert d'un aéroport à deux pistes à Notre-Dame-des-Landes", indique un communiqué de la collectivité annonçant ce voeu.

Le Conseil régional demande aussi à François Hollande de préciser que "si le oui l'emporte lors de cette consultation, c'est bien ce projet qui sera lancé par le gouvernement".
Il demande enfin au président de "s'engager à ce que la ZAD (la zone d'aménagement différé dédiée au projet) soit évacuée le plus rapidement possible, à l'issue de la consultation, quel qu'en soit le résultat".

Ce voeu de la Région intervient quelques jours après une déclaration de Ségolène Royal selon laquelle si un aéroport est construit à Notre-Dame-des-Landes, il n'aura qu'une seule piste, au lieu des deux actuellement prévues.

La ministre de l'Environnement s'exprimait au lendemain de la publication d'un rapport d'experts estimant que le projet actuel est "surdimensionné".
La ministre avait, mi-janvier, chargé trois experts d'examiner les alternatives ou solutions "complémentaires" à ce projet d'aéroport du Grand Ouest, vieux de 50 ans et qui oppose riverains, opérateurs, élus et défenseurs de l'environnement.

Réagissant à ces déclarations, le président de la région Pays de la Loire Bruno Retailleau avait déjà estimé dans un communiqué qu'une nouvelle enquête publique, dans le cadre d'un projet avec une seule piste, "obligerait à repartir sur dix ans de procédures", auxquelles ne survivrait pas le projet. Une crainte à nouveau exprimée par la collectivité.

Le projet, déclaré d'utilité publique en 2008, prévoit le transfert de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l'agglomération, à une vingtaine de kilomètres au nord.

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