Protection des cours d'eau contre les pesticides : 4 préfets de la région priés de revoir leurs arrêtés

Les préfets n'ont pas fait leur travail de protection des cours d'eau correctement, c'est ce que révèle la décision du Tribunal Administratif de Nantes qui contraint les préfets de Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Sarthe et Vendée à revoir leurs arrêtés de protection des cours d'eau.

 

La Vègre à Bernay-en-Champagne dans la Sarthe
La Vègre à Bernay-en-Champagne dans la Sarthe © Christian Watier /MAXPPP
Ce sont des associations environnementalistes qui avaient soulevé l'absence de décision concernant la protection d'un certain nombre de cours d'eau dans 4 départements de la Région des Pays de la Loire en matière d'épandage de pesticides.

Sous la conduite de France Nature Environnement, les associations ont porté plainte au Tribunal Administratif de Nantes contre des arrêtés pris par les préfets des départements de Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Sarthe et Vendée.

Insuffisants en matière de protection des petits cours d'eau, les excluant de la bande des 5 mètres au long desquels les agriculteurs ne peuvent pas, en théorie, épandre de pesticides.

France Nature Environnement (FNE) se félicite de la décision du Tribunal Administratif de Nantes , "cette décision de justice contraint chaque préfet à adopter sous 3 mois un nouvel arrêté applicable à l'ensemble des milieux aquatiques, soit une bordure de 5 mètres tout au long des cours d'eau, pour limiter les risques de pollution aux pesticides" indique Benjamin Hogonnat.

Même si cette bande de 5 mètres peut paraître dérisoire au regard des observateurs, "elle a moins le mérite d'exister, faisons la respecter" !

France Nature Environnement souligne la pression exercée par les organisations syndicales agricoles, "En Vendée nous avons pu constater qu'un premier arrêté plutôt respectueux de la réglementation, avait été modifié, reprenant pratiquement à la lettre la proposition de la FNSEA".

Si les associations se félicitent d'avoir eu raison contre les décisions préfectorales, elles soulignent le manque de moyens de l'OFB, l'office Français de la Biodiversité, pour vérifier au long des cours d'eau que les règlements sont bien appliqués.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement justice société agriculture économie