Il y a un an, le Penelopegate éclaboussait la campagne présidentielle de François Fillon

Penelope et François Fillon le 9 avril 2017 / © Eric FEFERBERG / AFP
Penelope et François Fillon le 9 avril 2017 / © Eric FEFERBERG / AFP

Il y a tout juste un an éclatait le Penelopegate, du nom de l'épouse de François Fillon, alors candidat à la présidence de la République. Des révélations du Canard Enchaîné évoquaient des soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon.

Par la rédaction web avec AFP

Le 25 janvier 2017, le Canard Enchaîné publie ses premières révélations sur ce qui va devenir le Penelopegate. Le scandale éclate à trois mois du premier tour de l'élection présidentielle
Selon l'hebdomadaire satyrique, Penelope Fillon aurait été rémunérée de 1998 à 2002 comme attachée parlementaire de son mari François Fillon et de son suppléant à hauteur de 500 000 euros brut.

Dans la foulée, le parquet national financier (PNF) ouvre une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits", confiée à l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).
L'enquête vise également le chef d'"abus de biens sociaux" car, selon le Canard Enchaîné, Penelope Fillon a aussi été salariée, entre mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, PDG de Fimalac et ami de François Fillon. Elle touchait alors environ 5 000 euros brut par mois pour cet emploi.

Une semaine après ses premières révélations, le Canard Enchaîné fait état non plus de 500 000 euros mais de 831 440 euros bruts perçus par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari ou de son suppléant Marc Joulaud, et ce, dès 1988.

Les révélations s'accumulent sur de possibles emplois fictifs des enfants du couple Fillon, puis sur des soupçons de trafic d'influence car l'ex-Premier ministre s'est fait offrir deux costumes d'une valeur de 13 000 euros par Robert Bourgi, figure des réseaux de la "Françafrique".

Sa campagne a été faite sur la transparence, la probité, la modestie. Je voyais qu'il dérivait alors j'ai décidé de tout révéler. J'ai appuyé sur la gâchette.

reconnaît l'avocat.

Un mois après ses révélations, François Fillon est éliminé dès le premier tour de la Présidentielle.

Le point sur l'enquête


En février 2017, le parquet national financier désignaient trois juges d'instruction. Les premières investigations aboutiront à la mise en examen, le mois suivant, du couple Fillon et de Marc Joulaud et, en mai, à celle de Marc Ladreit de Lacharrière.

Depuis cet été, "une dizaine de personnes ont été entendues sans que cela donne lieu à de nouvelles poursuites", d'après une source proche du dossier qui espère que les investigations seront bouclées "courant 2018".
"Les enquêteurs ont tout effectué en quelques semaines, aujourd'hui il ne se passe plus rien", a assuré de son côté à nos confrères de l'AFP Antonin Levy, avocat de François Fillon.

Les dernières investigations se sont concentrées sur la société 2F Conseil créée en 2012 par François Fillon, les enquêteurs s'interrogeant sur d'éventuels conflits d'intérêts. Des perquisitions se sont déroulées chez plusieurs de ses clients, notamment l'assureur Axa, dont l'ex-PDG Henri de Castries est un ami de l'ex-Premier ministre.

En août dernier, François Fillon a choisi de tourner la page de la politique afin de se tourenr vers la finance.





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