24 Heures du Mans : le départ de la course mythique sera donné samedi 21 août

Décalé pour cause de COVID-19, mais pas annulé, le départ de la plus célèbre course automobile du monde sera donné à 16 heures samedi 21 août 2021. Avant dernière ligne droite avant la course du centenaire en 2023, que Pierre Fillon le patron de l'ACO promet comme la plus belle grille des 24 Heures.
Sur la ligne du départ des 24 Heures du Mans le 17 septembre 2020
Sur la ligne du départ des 24 Heures du Mans le 17 septembre 2020 © Jérôme Fouquet / MAXPPP

 

16 heures samedi 21 août, le départ sera donné pour 24 heures de compétition acharnée entre pilotes et constructeurs automobiles. Habituellement les 24 Heures se courent en juin, l'an dernier la compétition s'est déroulée à huis clos en septembre du fait de la crise sanitaire. La crise perdure encore, en 2021, l'ACO (Automobile Club de l'Ouest) attend 50 000 spectateurs.

Hyper-pole

Ce mercredi 18 août, les essais et les qualifications ont commencé sur le circuit des 24 Heures, avec une nouveauté l'hyper-pole. Un nouveau format dédié uniquement aux qualifications. En début de soirée ce mercredi entre 19h et 20h, les concurrents tenteront de se qualifier pour la séance d’Hyper-pole, qui aura lieu demain jeudi 19 de 21h à 21h30. Ça va vite ! Les voitures s’élanceront par catégorie, dans cet ordre : Hypercar, LMP2, Innovative (l’Oreca du SRT41), GTE-Pro et GTE-Am.

Le programme jusqu'au 22 août

Mercredi 18 août

Jeudi 19 août

Vendredi 20 août

Samedi 21 août

Dimanche 22 août

24 Heures du Mans 2020, la Toyota TS05 victorieuse avec Sébastien Buemi (Suisse) Kazuki Nakajima (Japon) Brendon Hartley (Nouvelle-Zélande)
24 Heures du Mans 2020, la Toyota TS05 victorieuse avec Sébastien Buemi (Suisse) Kazuki Nakajima (Japon) Brendon Hartley (Nouvelle-Zélande) © Jérôme Fouquet / MAXPPP

Un nouvel âge d'or

Pierre Fillon, président de l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), voit venir "un nouvel âge d'or" pour le Championnat du monde d'endurance auto (WEC), avec le règlement Hypercar entré en vigueur cette saison et la convergence avec le championnat américain.

"De nombreux constructeurs automobiles annoncent leur retour dans la catégorie reine de l'endurance en 2022 et 2023 et de grands pilotes clament leur envie de participer aux 24 Heures du Mans. Et c'est une bonne nouvelle, après un certain désintérêt à la fin des années 2010 et les départs d'Audi et de Porsche. 

Des voitures pour les fans

"On a Toyota qui est déjà là, ainsi que l'Américain Glickenhaus. Peugeot a annoncé son retour, comme Audi, Porsche, Ferrari (qui n'était pas venu pour gagner depuis 50 ans), BMW et HPD (la marque sportive de Honda en Amérique)". D'autres devraient suivre en 2022, Pierre Fillon espère que le Covid sera un peu derrière nous. "Je pense que cela fait suite à un regain d'intérêt pour l'endurance. Je crois qu'on peut parler d'un nouvel âge d'or avec le retour des grandes marques. En même temps, des grands pilotes comme Sébastien Ogier ou Valentino Rossi sont intéressés. Et il y en a d'autres: quelques pilotes de Formule 1 aussi regardent ça avec beaucoup d'attention, je pense".

Pierre Fillon justifie ce regain d'intérêt pour Le Mans par le nouveau règlement, plus en adéquation avec les attentes des constructeurs. "Ils vont venir avec des voitures dont les fans sont capables d'identifier la marque et un design qui fait rêver, ce qui n'était plus tout à fait le cas avec nos LMP1, où l'efficacité aérodynamique primait et qui étaient donc plutôt dessinées par des ordinateurs".

Le temps des voitures hybrides

Les voitures hybrides entrent dans la course, "parce que la réduction des émissions de CO2 est fondamentale, et aussi des voitures qui coûtent beaucoup moins cher, entre quatre et cinq fois moins par rapport aux années 2014-2016".

Mais le temps où on dépensait des millions et des millions pour faire de la course automobile est révolu. "Avant, elle était plutôt financée par des budgets de recherche, maintenant, ce sont des budgets marketing avec des retours sur investissement qui sont importants. Nous avons aussi beaucoup travaillé avec notre partenaire américain, l'IMSA (International Motor Sports Association, ndlr), pour proposer aux constructeurs la possibilité d'utiliser la même voiture pour participer au Championnat du monde d'endurance (WEC), et donc aux 24 Heures du Mans, et au WeatherTech SportsCar Championship (le championnat américain d'endurance, ndlr). Cette convergence leur offre une vitrine mondiale".

Le centenaire des 24 Heures du Mans

Rien de programmé pour l'instant, le patron de l'ACO indique avoir mis ses équipes au travail depuis le début de 2021. "Il y aura un programme alléchant dès 2022, avec beaucoup de festivités au Mans et en dehors. On aura un centenaire en 2023 avec l'une des plus belles grilles de l'histoire des 24 Heures du Mans". On n'en saura pas plus !

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