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LGV en Sarthe : Patrick, Michel et Colette sont excédés par le bruit

Patrick est l'un des riverains excédés par la LGV / © France 3 Pays de la Loire
Patrick est l'un des riverains excédés par la LGV / © France 3 Pays de la Loire

Les riverains de la ligne à grande vitesse Paris-Rennes ont manifesté leur ras le bol huit mois après l'ouverture de la LGV. Ils veulent voir réduite la vitesse maximale des trains à 250 km/h contre 320 aujourd'hui. Seul moyen selon eux de rendre les nuisances sonores supportables.

Par FB avec Morgane Tregouet

Chaque jour, c'est le même bruit assourdissant qui retentit, à intervalles irréguliers. Depuis huit mois, la Ligne Grande Vitesse pollue la vie des riverains sarthois comme Patrick, producteur de céréales.
"Le viaduc de la Courbe est le deuxième plus important viaduc de la ligne Paris -Rennes, il fait 350m de long, 21m de haut, il passe au milieu de mes champs", raconte Patrick De Montjoie, agriculteur à La Bazoge.
 
Patrick vit à seulement 300 mètres des rails. Après 25 ans à Paris, il voulait revenir dans la maison de son enfance, près de la terre, au vert et au calme.
"Quand j'ai voulu revenir ici ce n'était pas pour vivre dans ce type d'ambiance", poursuit-il,"Eiffage nous avait garanti que le volume de bruit de TGV ne dépasserait pas les 60 décibels". 

Sur la même zone, plus de 80 décibels ont été enregistrés chez Michel et Colette. Le couple habite sa maison depuis 42 ans et subit depuis longtemps déjà, les conséquences de la LGV. Depuis le début des chantiers, il y a 7 ans.
"C'est une multitude de fissures qui se sont propagées à l'ensemble de la maison, pas par les vibrations, par les tremblements"", constate Michel.

Désormais ce sont environ 90 passages de train qui sont enregistrés chaque jour, de 5h20 du matin jusqu'à minuit, toutes les 11 minutes en moyenne. Ces retraités ont aujourd'hui le sentiment d'avoir été trompés par Eiffage et la SNCF.
"Ils nous ont fait avaler la pilule en nous disant que ça ne fait pas plus de bruit qu'une machine à laver", déplore Michel, " et puis il y a un autre problème, elle vaut combien ma maison... personne ne s'occupe de ça".

Comme Patrick, Michel fait aujourd'hui parti du CRI, le collectif des riverains de la LGV. Ils comptent bien participer aux prochaines actions prévues le long des voies le mois prochain, pour se faire entendre aussi fort que possible.

► Le reportage de notre rédaction
LGV et riverains excédés en Sarthe

 

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