Le Mans : cinq militants d'extrême-droite interpellés après des violences urbaines

Une quarantaine d'individus masqués se sont livrés à des exactions en marge d'une manifestation de l'extrême-droite samedi soir au Mans.

La vitrine du Lézard au mans portent les stigmates de l'attaque du 14 décembre 2019
La vitrine du Lézard au mans portent les stigmates de l'attaque du 14 décembre 2019 © France Televisions - Emile Leveel
Samedi soir, des militants d'extrême droite s'étaient donné rendez-vous devant la cathédrale du Mans pour leur traditionnelle "marche du souvenir vendéen".

Un rassemblement qu'une quarantaine de ces millitants ont prolongé dans la soirée.

Casqués, munis de gants coqués et de matraques, ils se sont dirigés vers des terrasses de bars du centre-ville un peu avant 22 heures. 

"Des affrontements ont eu lieu en bas de la rue Victor Bonhommet et ils ont fait voler la terrasse du Heaven Café", a expliqué un témoin de la scène à nos confrères de France Bleu Maine.

D'autres bars ont été visés. Les vitrines du Lézard, rue de la Barillerie, dans le Vieux Mans, portent ce dimanche les stigmates de cette soirée de violences.
Le Lézard au Mans a été la cible de militants d'extrême-droite le 14 décembre 2019
Le Lézard au Mans a été la cible de militants d'extrême-droite le 14 décembre 2019 © France Televisions - Emile Leveel
Alertés, les policiers sont intervenus. Ils ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les casseurs.

Cinq hommes, âgés de 18 à 29 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue, selon France Bleu Maine.

Un groupuscule d'extrême-droite "Ouest Casual" a revendiqué dimanche soir sur sa page Facebook les affrontements avec des militants antifascistes qui s'étaient rassemblés pour une contre-manifestation.
    
"Malgré de nombreux appels des "antifas" à venir perturber la commémoration vendéenne, notre événement a bien eu lieu. Une centaine de types présents pour empêcher les perturbateurs...", écrit le groupuscule.
 

"La justice doit être ferme face à ces comportements inacceptables"

Le Mans en commun, la liste citoyenne pour les prochaines municipales, dénonce "une scène d'une rare violence commise par une vingtaine de personnes criant entre autre comme slogan "Le Mans, Le Mans nationaliste !" . Pour les "aucun doute n'est permis sur le caractère antidémocratique, politique et fascisant de cette attaque".

Pour Stéphane Le Foll, le maire du Mans, "la justice doit être ferme face à ces comportements inacceptables". Christophe Counil, l'adjoint à la sécurité de la ville du Mans, a également réagi ce dimanche. Il "condamne avec la plus grande fermeté les violences des groupes d’extrême-droite en cœur de ville hier soir". La section locale de la France Insoumise estime que "ces actes sont le fruit des appels répétés à la haine de l'extrême-droite. La participation du candidat RN Louis de Cacqueray-Valmenier au rassemblement qui a permis ces violences signe le forfait". 

"D'un rassemblement contre le prétendu génocide Vendéen à des ratonnades fascistes avec le soutien politique du Rassemblement national, l'extrême-droite rappelle ainsi que la haine de la République et de la liberté, de l'égalité et de la fraternité restent son principal moteur",
poursuit Le Mans Sud Insoumis.


 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers violence