Le Mans : la marche blanche pour Curtis, tué en décembre 2018 par son beau-père, rassemble une centaine de personnes

"Justice pour Curtis", peut-on lire sur la banderole. / © France 3 Pays de la Loire
"Justice pour Curtis", peut-on lire sur la banderole. / © France 3 Pays de la Loire

Le 26 décembre 2018, Curtis était tué à Longpont-sur-Orge, dans l'Essonne, par son beau-père. Un faits-divers lié à un différend familial. Le jeune homme était sédentarisé avec sa famille à Changé, près du Mans. Une marche blanche en son hommage a fédéré 100 personnes.

Par Fabienne Béranger

Ils étaient une centaine ce jeudi 26 décembre, au départ de la gare du Mans, à marcher pour Curtis Germain, assassiné par son beau-père le 26 décembre 2018 à Longpont-sur-Orge, dans l'Essonne. "Justice pour Curtis" étaient inscrits sur les t-shirts des proches du jeune homme décédé à 25 ans. Ils ont marché en direction de la préfecture. 

Selon France Bleu, la mère de Curtis a crié pendant la marche "Je t'aimerai toujours mon fils. Tu seras toujours dans mon coeur." A 14h17, heure précise du décès de Curtis, une minute de silence a été respectée. La marche était à l'initiative de son frère, Kévis.
 

Un Sarthois tué dans l'Essone 


Un rappel des faits s'impose : le 26 décembre 2018, Curtis se rend à Longpont-sur-Orge, dans l'Essonne, située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, avec son père et ses deux frères.

Sa famille, issue de  la communauté des gens du voyage, est sédentarisée depuis une vingtaine d'années à Changé, en Sarthe. Curtis, 25 ans, est marié depuis 2017 avec une jeune femme, également issue de la communauté des gens du voyage et dont la famille est installée dans l'Essonne.

Les relations sont tendues entre les deux familles ainsi que le relatent nos confrères de Ouest-France, à l'époque de la mort de Curtis.
 

Procès en novembre 2020


Une altercation éclate entre Curtis, son père et ses deux frères et le beau-père de Curtis. Poursuite, accident de voiture sur une petite route de campagne... Le beau-père de Curtis sort une arme de poing et tire "sept balles de sang-froid, alors qu'on n'avait pas d'arme" relate Kevis, le frère de Curtis.

Le beau-père de Curtis, qui s'était rapidement livré à la police, sera jugé en novembre 2020.

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