"On en apprend tous les ans en tant que vignerons". Les vins de Jasnières et des Coteaux du Loir faisaient salon ce dimanche

Le vignoble sarthois compte une vingtaine de vignerons qui produisent 6000 hectolitres en Jasnières et Coteaux du Loir, dont 80 % sont écoulés sur la vente au domaine. Des vins vifs et toniques. Etat des lieux de ce vignoble du nord de la Loire, à l'occasion du salon annuel qui s'est tenu à l'Abbaye Royale de L'Epau, au Mans.

S'il pâtit, comme tous les vignobles, de la baisse de la consommation, surtout concernant les rouges, le vignoble sarthois affiche une santé correcte. 2022 et 2023 ont été de bonnes années qui ont permis d'augmenter la production. Le Jasnières continue de bénéficier d'une belle réputation, étant classé parmi les meilleurs blancs secs du vignoble français.

"On a une typicité ci, qu'on n'a pas ailleurs, avec deux cépages fabuleux, le chenin et le pineau d'aunis, explique Sandrine Pairel, œnologue du groupement viticole de la Sarthe. Et puis, on a un terroir. On a des vins qui vieillissent très longtemps."

400 000 bouteilles

2023 a servi un vin de qualité, s'accorde-t-on à dire sur ce vignoble. C'est le point de vue notamment de François Fresneau, Grand Maître de la Confrérie des Chevaliers de la Puette et du Franc-Pinot, confrérie vineuse de la vallée du Loir, née en 1946.

"Des vins très plaisir, dit-il. Qui n'ont pas une acidité excessive, pas des tanins trop durs. Des vins qui vont se boire très facilement et qui vont quand même se conserver, surtout les vins blancs."

Côté commercial, les ventes se portent bien, avec 400 000 bouteilles l'an dernier sur la totalité des deux appellations, qui ont permis, également, de refaire du stock.

"On n'a pas de problèmes d'écoulement, constate Sandrine Pairel. Les Coteaux du Loir blancs, comme les Jasnières, restent des vins plutôt rares, donc on n'a pas de soucis. Les rouges sont des vins plutôt frais, légers en alcool, du coup, on a des sorties (des ventes) tout à fait correctes."

Une météo trop humide

Mais, après deux décennies assez ensoleillées, 2023 et 2024 ont connu un climat plus humide, susceptible de fragiliser les grappes. 

Pour Amandine Fresneau, viticultrice à Marçon et présidente des appellations Coteaux du Loir et Jasnières, le millésime 2024 du vignoble sarthois n'a pas échappé au climat lourd et humide qui peut favoriser le développement redouté du mildiou.

"Pour le moment, ça se maintient, constate-t-elle, il n'y a pas de grosse casse, mais il faut être vigilant et continuer à réagir au bon moment. On espère, comme tout le monde, que le beau temps va revenir."

L'idéal serait des mois d'août et septembre plutôt secs pour que le raisin se gorge en sucre.

On a des stations météo qui nous permettent de réagir au bon moment, on ne traite pas si on n'en a pas besoin.

Amandine Fresneau

Présidente des appellations Coteaux du Loir et Jasnières

Aucune année ne se ressemble, constatent les viticulteurs qui doivent rester au chevet de leurs rangs de vigne et prendre les bonnes décisions.

"On en apprend tous les ans en tant que vignerons" confirme Amandine Fresneau.

Le Salon des Vins Coteaux du Loir et Jasnières, se refermait ce dimanche soir à l'Abbaye de l'Epau, marquant le début de la saison des visites dans les caves des vignerons.

Olivier Quentin et Guillaume Perrot.

Le reportage de Guillaume Perrot, Christelle Massé et Valérie Brut.

durée de la vidéo : 00h01mn40s
Salon des Coteaux de Loir et Jasnières à l'Abbaye Royale de l'Epau ©France Télévisions Guillaume Perrot, Christelle Massé et Valérie Brut
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