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Sarthe : plus d'IVG à l'hôpital de Bailleul, à la Flèche, depuis janvier

Au centre hospitalier du Bailleul, trois gynécologues sur cinq ont fait valoir leur clause de conscience en 2017 / © France 3 Pays de la Loire
Au centre hospitalier du Bailleul, trois gynécologues sur cinq ont fait valoir leur clause de conscience en 2017 / © France 3 Pays de la Loire

Dans le Sud de la Sarthe, le centre hospitalier du Bailleul de la Flèche ne pratique plus les interventions volontaires de grossesse depuis le début de l'année. En cause : un manque de moyen et des praticiens qui font valoir leur "clause de conscience".

Par Emma Derome

Pas d'IVG au centre hospitalier du Bailleul depuis janvier 2018. Dans cet hôpital de la Flèche, en Sarthe, trois gynécologues sur cinq ne pratiquent pas l'interruption volontaire de grossesse. Après le départ d'un quatrième en retraite, l'établissement se retrouve dans l'incapacité de répondre aux demandes des femmes souhaitant se faire avorter. Pour pouvoir bénéficier d'un IVG, celles-ci doivent donc se rendre à l'hôpital du Mans ou d'Angers.

À l'origine de ce problème de sous-effectif : trois médecins ont décidé de faire valoir leur "clause de conscience". La loi permet en effet aux praticiens de ne pas réaliser un acte médical en contradiction avec leurs convictions personnelles.

Or, depuis le mois de janvier et le départ à la retraite de l'un des cinq gynécologues du Bailleul, et la réorganisation du service due à cette absence, l'IVG ne peux plus être assurée. Une situation embarrassante pour ces médecins et la direction, qui ont refusé de répondre à nos sollicitations.

L'Agence Régionale de Santé, de son côté, avance un problème plus général de manque de moyens.

"La loi permet à 3 gynécologues sur les 4 praticiens de l'hôpital du Bailleul de refuser l'IVG, pour des raisons éthiques, explique Yves Lacaze,
délégué territorial. Un fait qui s'ajoute aux problèmes de ressources médicales connu dans ce territoire rural."

Le planning familial de la Sarthe dénonce une absence de service qui n'est pas normale. "C'est très regrettable, selon Marlène Boutet, directrice du planning familial. Ça risque d'être compliqué pour les femmes en terme de mobilité. Maintenant c'est sur le Mans ou Angers." Deux communes à environ 50 kilomètres de la Flèche.

►Un reportage de Carine Mordrelle, Willy Colin et Dominique Le Brun : 

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