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STX: Bruno Le Maire sera à Rome lundi pour renégocier les équilibres du capital

© LOIC VENANCE / AFP
© LOIC VENANCE / AFP

Lundi le ministre de l'économie sera à Rome avec une grosse délégation, dont des membres de l'Agence de Participation de l'Etat, pour renégocier la part des italiens dans le capital STX et protéger la souveraineté industrielle de la France dans l'entreprise.  

Par Evelyne Jousset

Lors de sa visite à Saint-Nazaire mercredi 31 mai, pour la livraison du MSC Meraviglia, Emmanuel Macron avait déclaré "Je souhaite que les équilibres de principe trouvés en avril 2017 puissent être revus". Sans attendre, c'est à la tête d'une importante délégation que le ministre de l'Economie sera à Rome, lundi.

Empécher Fincantieri d'être majoritaire 
C'est ce que les syndicats ont toujours souhaité. Pour ne pas faire les frais de la stratégie du géant européen, dont les filiales pourraient piller les emplois à Saint-Nazaire. C'est ce que souhaite, à présent, l'Etat français. 
Deux jours après la livraison du paquebot, le propriétaire italo-suisse de MSC Croisères, Gianluigi Aponte, confirmait dans une interview son désir d'entrer dans le capital du chantier naval STX pour " participer à l'équilibre de l'actionnariat ". Ce rééquilibrage se ferait, également, avec l'entrée dans le capital d'un autre client de STX, Royal Caribbean. 

Syndicats et élus d'accords 
Bruno Retailleau, président Les Républicains du Conseil Régional des Pays de la Loire s'était inquièté de la montée au capital de Ficantieri, qui, avec l'apport de la fondation de Triestre, formait un front majoritaire d'actionnaires italiens, avec 54% du capital.
"Derrière Fincantier, il y a l'Etat italien, et si demain la conjoncture se retourne, qu'est-ce que demandera l'Etat italien à Fincantieri? Il lui demandera de faire travailler le chantier italien, avant de faire travailler le chantier français, bien évidemment.". 
Reçus à Bercy depuis la fin mai,  tous les syndicats ont pu donner leurs avis. FO a même suggéré " une nationalisation même temporaire, pour se donner la possibilité de retrouver un autre actionnaire majoritaire, qui soit plus industriel, et qu'il y ait surtout une véritable volonté de maintien du site "

Bruno Le Maire et sa délégation seront reçu par le ministre de l'Économie et des Finances italien, Pier Carlo Padoan et celui du développement économique Carlo Calenda. 



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