Bois-de-Céné en Vendée : le marais breton risque-t-il une pollution à l’arsenic ?

Courant janvier une centaine de sacs contenant un produit phytosanitaire, aujourd'hui interdit et qui servait autrefois d'insecticide, a été retrouvée dans un cours d'eau aux confins de la Vendée et du Pays de Retz.

Dans ces cuves hermétiques, plus de 100 kilos de sfectine sont maintenant stockés. Un produit hautement toxique qui contient 22% d'arsenic trouvé dans des sacs sur les berges du marais breton
Dans ces cuves hermétiques, plus de 100 kilos de sfectine sont maintenant stockés. Un produit hautement toxique qui contient 22% d'arsenic trouvé dans des sacs sur les berges du marais breton © France Télévisions / Thierry Poirier

Pour l’instant pas de pollution dans le marais breton.

C'est un agriculteur, Jean-Jacques Robrad, éclusier à ses heures perdues sur l'étier du Dain qui a fait l'inquiétante découverte de ces sacs échoués sur une berge de l’étier du Dain, des sacs contenant entre autres de l’arsenic.

Le marais breton en Vendée
Le marais breton en Vendée © France Télévisions / Thierry Poirier

Mi-janvier, il a trouvé un premier sac dans un cours d'eau. En tout, il a récupéré 110 sacs, soit plus de 100 kilos de sfectine, un produit hautement toxique qui contient 22% d'arsenic.

"J’en ai découvert un, deux, trois, et je suis arrivé à 100, je me suis dit, c’est quand même assez grave. affirme Jean-Jacques Robrad, agriculteur et éclusier à Bois-de-Céné, c’est quand même du poison dans l’eau et je me suis dit, il faut réagir tout de suite."

Yoann Grall, maire de Bois-de-Céné nous confirme son inquiétude : "C’est une vraie calamité et c’est très difficile. Il faut réussir à centraliser tous les services, tous les acteurs locaux qui pourraient être impactés et agir avec rapidité. Effectivement, il y a un milieu naturel qui aurait pu lourdement souffrir de ce geste."

Par miracle, le phytosanitaire interdit à la vente depuis 1980 n'a pollué aucun cours d'eau. Les analyses effectuées sont toutes revenues négatives. Sur le secteur, la pêche maritime et le ramassage des coquillages ont été momentanément interdits.

"Nous recevons toutes les pluies du bassin-versant de Machecoul, etc… Cette eau, qui se déverse à Bouin, peut être chargée, elle est analysée tous les jours, toutes les semaines par le département. On a un suivi de l’eau, ce qui nous permet d’avoir une eau d’excellente qualité.

Thomas Gisbert de Callac, le maire de Bouin poursuit, "Mais effectivement une pollution comme celle que nous aurions pu vivre aurait pu avoir des conséquences très ennuyeuses pour l’ensemble de l’économie de notre ville."

Fort heureusement aucune pollution n'est à déplorer. La pêche et le ramassage de coquillages interrompus pendant 5 jours ont pu reprendre, mais le mystère des sacs abandonnés reste entier.

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