Covid-19 Vendée : seulement un demi-succès pour le test salivaire EasyCov

Le test salivaire rapide EasyCov fabriqué en partie en Vendée a reçu un avis favorable de la Haute Autorité de Santé. Mais cet avis ne s’applique qu’aux patients symptomatiques et qui ne peuvent pas faire de tests PCR par le nez.
Le système d'analyse du test salivaire EasyCov a été fabriqué par l'entreprise vendéenne Tronico.
Le système d'analyse du test salivaire EasyCov a été fabriqué par l'entreprise vendéenne Tronico. © F. Grunchec France 3
Le test salivaire EasyCov a été mis au point par des scientiques français avec un système d’analyse fabriqué par l’entreprise vendéenne Tronico. Cet équipement portatif a été acheté par le conseil départemental pour équiper une quinzaine d’Etablissements d’Hébergements pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD).
 

Un avis positif pour certains patients symptomatiques

La Haute Autorité de Santé (HAS) a donné ce 28 novembre un avis positif sur l’utilité du test salivaire EasyCov en se disant « favorable à son utilisation et à son remboursement  chez les patients symptomatiques ». Ceux qui n’ont pas de symptômes ne sont donc pas concernés. La HAS précise aussi qu’elle ne le recommande que chez les patients pour lesquels « le prélèvement nasopharyngé est impossible ou difficilement réalisable ».
Cet avis favorable est motivé par le fait que le test salivaire est mieux accepté et plus rapide que le test nasopharyngé. Le résultat est connu en 40 minutes. Il faut plusieurs heures au minimum pour la technique PCR par le nez.

Pourquoi un avis limité ?

La HAS reconnaît une sensibilité du test satisfaisante pour les patients symptomatiques (84%). Le test est pour elle capable de bien repérer la présence du virus quand il y en a. Le risque de faux négatifs est acceptable. Mais elle note un taux insuffisant pour la spécificité. Là, il s'agit de limiter les faux positifs. Le test ne doit pas repérer du virus quand il n'y en a pas. La Haute Autorité de Santé exige une spécificité de 99%. Selon elle, le test EasyCov, « avec 92%, est en dessous des performances minimales requises ».
Malgré ces réserves, la HAS précise que sa « position sera susceptible d’être revue en cas d’évolution des connaissances scientifiques ».

Contactée ce week-end, la société Tronico nous a précisé attendre un communiqué du groupe Alcen dont elle fait partie. Une réaction à l'avis de la Haute Autorité de Santé pourrait intervenir dans le courant de la semaine.
 
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