La bonnotte, la pomme de terre d'exception de l'île de Noirmoutier

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Chaque année, début mai, 150 tonnes de bonnotes sont lavées, triées et expédiées depuis la coopérative de Noirmoutier ©Les Nouveaux Jours Productions

Nichée dans les eaux calmes de l'Atlantique, l'île de Noirmoutier se distingue par ses magnifiques paysages, mais aussi par un petit trésor gastronomique, la bonnotte. Début mai, on est en pleine récolte.

Noirmoutier est une terre où les saveurs de la mer et de la terre se marient harmonieusement. Si les huîtres sont les stars indiscutables des étals, la Bonnotte a également su conquérir les palais les plus exigeants.

Cette variété ancestrale, plantée avec soin chaque mois de février, sur des buttes appelées "des billons", tire sa singularité de son terroir unique. Mais sa renommée ne réside pas uniquement dans son goût exquis. La Bonnotte incarne également l'histoire et la tradition de Noirmoutier.

Une tradition vivante

La récolte de la Bonnotte reste fidèle à une pratique ancestrale, perpétuée de génération en génération. Chaque année, du 2 au 12 mai, c'est un rituel immuable qui se joue dans les champs de l'île.

Les producteurs, gardiens de la tradition, sont dévoués à la récolte à la main de ce trésor insulaire. Image d’Épinal, mais c’est aussi parce que la bonnotte est difficilement mécanisable.

Ces pommes de terre restent très grappées au plant, il faut donc les décrocher une par une. Pour la récolte, les amis et la famille sont là pour prêter main forte.

La bonnotte suit quatre grandes étapes de production. À l'automne, on ajoute du goémon, des algues marines à la terre sablonneuse. En hiver, on réalise des billons, buttes de terre parallèles afin de réchauffer et d'aérer le sol. Début février, commence la plantation dans ces billons puis début mai, 90 jours après la plantation, c'est l'heure de la récolte des tubercules avant maturité. 

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Histoire de la bonnotte et de sa rennaissance ©Les Nouveaux Jours Productions

Le Retour d'une Légende

 L'histoire de la bonnotte est faite de rebondissements dignes d'un conte. Jadis, elle était la coqueluche des Noirmoutrins, jusqu'à son déclin face aux récolteuses mécaniques dans les années 1950-60. Elles étaient produites par des "marins patates", des ilais pêcheurs, sauniers, éleveurs et agriculteurs, selon la saison.  

La bonnotte a retrouvé son lustre d'antan, en 1995. Pour célébrer le cinquantième anniversaire de la coopérative, un lot est mis en vente aux enchères à Paris. Les prix s’envolent et propulsent la bonnotte sous les feux des projecteurs. L’évènement marque le début d'une nouvelle ère pour cette pomme de terre légendaire.

Aujourd'hui, 22 agriculteurs cultivent 150 tonnes de bonnottes par an sur une surface de cinq hectares. 

Cela parait beaucoup, mais remis au niveau de la production française qui est de 6 millions de tonnes annuelles, c’est une goutte d’eau dans l'océan de la pomme de terre !

Nicolas Garnier

producteur de bonottes

Il n’y a pas que de la bonnotte, six autres variétés sont cultivées sur l’île comme la Sirtéma ou la Lady Christ'. 10 000 tonnes de pommes de terre sortent de la coopérative chaque année. Un tiers de la production est réservé aux restaurateurs, aux maraîchers et aux grossistes en fruits et légumes et deux tiers vont à la grande distribution. 

Une saveur incomparable

Ce qui rend la bonnotte si unique, c'est bien sûr son goût inimitable. Élevée dans un environnement préservé, gorgée des embruns marins et nourrie de l'amendement précieux du goémon frais, elle offre une expérience gustative inoubliable.

Sa chair tendre et légèrement sucrée, préservée de l'amidon, en fait une délectation à part entière. Et qui résisterait à sa peau délicate, aussi fine que savoureuse, qui se déguste sans artifice ?

Le conseil pour bien la consommer : cette star des pommes de terre primeur peut se conserver de 3 à 6 jours, stockée dans un endroit frais, à l'abri de la lumière. Le bac à légumes du réfrigérateur est en réalité un lieu parfait pour conserver une peau diaphane, une chair sucrée, fondante et un goût si unique !

Fragile et délicate, la pomme de terre La Noirmoutier mérite la plus grande attention. Sa saison est courte.

Producteur de bonnotte

La coopérative

Une envie de cuisiner la bonnotte, quelques idées de recettes : ici

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Nicolas Garnier cultive l'un des produits phares de l’île, la fameuse bonnotte ©Les Nouveaux Jours Productions

Un patrimoine vivant

Nicolas, un enfant de Noirmoutier, incarne un attachement profond à sa terre. Fils de marin, il a embrassé la vocation agricole avec passion, perpétuant ainsi le lien indéfectible entre l'île et ses produits d'exception. Aux côtés de Stéphanie, son épouse et complice, il s'investit corps et âme dans la culture de la bonnotte, perpétuant de cette façon un héritage ancestral.

Si la bonnotte est choyée sur son île natale, elle n'en reste pas moins une ambassadrice de renom sur la scène internationale. Exportée jusqu'au Japon et à Dubaï, elle séduit les palais les plus exigeants par sa fraîcheur et son goût incomparable. 

Dans cet épisode d'Envie Dehors consacré à Noirmoutier, Julie Hattu et son équipe ont mis les pieds dans l'eau. Elles se sont intéressées aux Foulées du Gois. Cette course relie le continent à l'île en empruntant une route submersible de 4km. Camille Thiré-Monnier et Jordan Thiré, 2 athlètes de haut niveau qui font partie des rares sportifs sélectionnés à la Course des as du 29 juin 2024, ont proposé à Julie de participer à un entraînement.

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Entraînement pour les foulées du gois de deux athlètes en compagnie de Julie Hattu, présentatrice de Envie Dehors ©Les Nouveaux Jours Productions

Regardez Envie Dehors, présenté par Julie Hattu ce dimanche 12 mai à 12 h 55. 

 Voir Envie Dehors ce dimanche 21 avril à 12 h 55 sur France 3 Pays de la Loire

► À voir sur france.tv dans notre collection Envie Dehors !

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Magazine Envie Dehors

Production : Les Nouveaux Jours Productions

Présentation : Julie Hattu

Réalisation : Timo Ebermann

Rédaction en chef : Alexandra Lahuppe