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Philippe de Villiers, la bouche vendéenne qui susurre à l'oreille du Président ?

© PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
© PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Le fondateur du Puy du Fou s'accorde beaucoup de mérites, comme celui d'avoir "pesé lourd" dans la décision d'abandon de Notre-Dame-des-Landes. C'est ce que révèle une enquête du JDD parue ce dimanche.

Par Cathy Dogon

Candidat aux élections de 1995 et 2007, Philippe de Villiers a fondé le MPF, mouvement politique souverainiste de droite. Dans la région, il est connu pour appartenir à la grande famille vendéenne des Villiers, pour avoir été sous-préfet, député et président du conseil général de la Vendée. Retiré de la vie politique, il est toujours en fonction au parc d'attraction du Puy du Fou qu'il a fondé. 

Ce dimanche, le JDD lui prête une amitié toute particulière avec le Président de la République. Ils se sont affichés ensemble le 8 mai dernier, à l'occasion du match PSG - Les Herbiers pour la finale de la Coupe de France. Mais leurs liens seraient plus profonds qu'un intérêt commun pour le football régional. 

Dans les colonnes de l'hebdomadaire, le souverainiste vendéen se targue d'avoir influencé Emmanuel Macron dans sa prise de décision pour Notre-Dame-des-Landes. Le Premier Ministre l'aurait appelé trois jours avant la déclaration officielle pour l'en informer. Philippe de Villiers préconisait alors "une décision siamoise : arrêter l'aéroport et annoncer l'évacuation de la ZAD" lit-on dans le journal. 

Il avait auparavant fait connaître sa désapprobation en levant une pétition contre le projet, et envoyer une lettre au Premier Ministre. Le projet était en effet trop éloigné du site touristique du Puy du Fou. 


Le vicomte s'étonne :

J'ai plus d'influence aujourd'hui sur la vie politique française que lorsque j'étais en pleine activité. 


Philippe de Villiers s'était aussi exprimé à ce sujet sur le plateau de Dimanche en Politique (à partir de 21min30). Il disait alors :


J'ai des désaccords avec lui, fondamentaux, qu'on voit à l'oeil nu, sur la question de l'Europe par exemple. Mais sa fidélité Puyfolaise, puisqu'il se considère ainsi, nous a valu de revoir la loi sur le bénévolat, qui était une loi imprudente et peut-être rédigée d'une manière hâtive.


Avant d'ajouter : 
 

Emmanuel Macron n'est pas un homme qui vit dans son couloir. En tout cas, moi il m'écoute.


Une telle relation avec un Président est inédite pour l'ancien député. Il écrivait en 2015 un ensemble de portraits au vitriol des derniers chefs de l'état français. Mitterrand était un "collectionneur de noirceurs" alors qu'il a fait partie du gouvernement Chirac pendant la cohabitation, Giscard d'Estaing "un colin froid", Sarkozy un "lapin-tambour"... 

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