Politique : Bruno Retailleau se positionne dans la course à la présidentielle

Bruno Retailleau, sénateur LR de la Vendée, et patron du groupe LR au sénat, se positionne pour la présidentielle de 2022, en assurant ce mercredi que le président de l'Association des maires de France (AMF) François Baroin y avait renoncé.

Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe LR au sénat, assure vouloir être candidat à l'élection présidentielle en 2022 (ici lors de l'université d'été LR à La Baule en août 2020
Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe LR au sénat, assure vouloir être candidat à l'élection présidentielle en 2022 (ici lors de l'université d'été LR à La Baule en août 2020 © Loïc Venance / AFP
Bruno Retailleau s'est exprimé chez nos confrères de France Inter ce matin sur son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2022, en annonçant que François Barouin ne serait pas le candidat de la droite. "J'ai compris, il l'a pratiquement annoncé d'ailleurs, qu'il ne serait pas candidat".

"Nous allons nous voir la semaine prochaine, nous allons prendre le café ensemble", précisé Bruno Retailleau qui n'a aucun doute sur le fait que le maire de Troyes lui confirmera son renoncement. 
    
"Je l'ai entendu la semaine dernière au bureau politique de LR" et "sa phrase était de dire : J'indiquerai à Bruno Retailleau en "on" ce que chacun sait en "off", donc j'ai tiré comme conclusion de cette phrase que c'était un renoncement".

"François Baroin a manifesté clairement que dans les conditions actuelles il ne s'engageait pas dans la présidentielle, c'est son choix, ce n'est pas un scoop", a de son côté affirmé à l'Agence France Presse le président des Républicains Christian Jacob en soulignant que "la préoccupation des Français, c'est quand même la crise sanitaire et sociale", plus que la course à la présidentielle.

Bruno Retailleau a fait très clairement acte de candidature: "J'ai des convictions, je les défendrai, s'il faut être candidat, je le serai". Tout en déplorant que : "malheureusement je vois bien que mon propre parti fait tout pour tuer la primaire".
    

France d'en haut / France d'en bas 

"Ils veulent se passer des militants, ils veulent se passer des sympathisants, moi je veux être le porte-voix de la droite d'en bas parce qu'il y en a marre des petits arrangements, des petits accommodements de la droite d'en haut".

"En France, l'élite politique, qu'elle soit de droite, de gauche ou d'ailleurs, considère que les gens d'en bas pensent mal parce qu'ils sont contre l'immigration, parce qu'ils ont parfois quelques idées un peu conservatrices sur leurs valeurs", dénonce le sénateur de Vendée. "Je m'en fiche de la bien-pensance".

Ces propos ont vivement fait réagir M. Jacob qui a dénoncé des "effets de manche" et "des formules à l'emporte pièce", en estimant que "quand on parle des Français d'en bas, c'est qu'on les regarde de haut".
    
"On a tous des rôles importants mais relativisons un peu ce que l'on est", a-t-il estimé, en soulignant qu'"un peu d'humilité, de modestie ne nuisent jamais en politique".

Lien vers l'interview de Bruno Retailleau sur France Inter ce mercredi 07 octobre : 
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-07-octobre-2020
 
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