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Golden Globe Race : la navigation à l'ancienne expliquée pour les nuls

Antoine Cousot, 47 ans, s'apprête à participer à la Golden Globe Race, une course en solitaire autour du monde, sans escale et sans assistance, qui fait la part belle à la navigation "à lancienne". / © Photos / montage : Olivier Couvreur
Antoine Cousot, 47 ans, s'apprête à participer à la Golden Globe Race, une course en solitaire autour du monde, sans escale et sans assistance, qui fait la part belle à la navigation "à lancienne". / © Photos / montage : Olivier Couvreur

Antoine Cousot fait partie des 17 skippers qui s'élanceront, dimanche 1er juillet 2018 au large des Sables d'Olonne dans la Golden Globe Race, une course mythique autour du monde sans escale, sans assistance et... sans aucune aide technologique ! Mais sans GPS, comment se guider ? Explications...

Par Olivier Couvreur

Exit l'assistance météo, les ingénieurs au bout du fil, le GPS et les écrans indiquant les courants marins... La Golden Globe Race, c'est une course "à l'ancienne". Un tour du monde à travers les océans en solitaire, sans assistance, et sans aucune aide technologique donc... Une course qui rappelle les fondamentaux, nous replongeant 50 ans en arrière, à une époque où les communications satellites n'existent pas, quand Sir Robin Knox-Johnston bouclait le premier tour du monde en solitaire lors de la course du Golden Globe du Sunday Times en 1968/69. Un exploit célébré lors de cette nouvelle édition, 50 ans après, donc. 
 

Faut être sacrément barré, je suis admiratif
Arnaud Boissière, skipper La Mie Câline (Imoca)


Mais aujourd'hui, comment naviguer 300 jours en mer (minimum !) sans électronique à bord ? Pas d’ordinateur de bord, pas d’anémomètre, pas d’appareil numérique, pas de GPS... 
Quand nous avons posé la question à Vincent Riou et Arnaud Boissière, skippers parmi les plus aguerris présents au départ du dernier Vendée Globe, les réponses ont été claires : "C'est de la folie !" répondait Riou, quand le skipper de La Mie Câline répondait "Faut être sacrément barré, je suis admiratif".

Mais à l'heure de l'omniprésence technologique, la Golde Globe Race fait du bien. Elle permet aussi au grand public, peut-être, de mieux s'identifier aux performances des skippers, qui barrent des bateaux de type Rustler 36 connus de bien des navigateurs amateurs, et nettement plus accessibles que des Class 40, Imoca ou autre multi-coques tout en fibre de carbone et truffés de technologie à ne plus savoir où donner de la tête.
 

Une course sans électronique, c'est le sel de la Golden Globe Race


Antoine  Cousot est né en 1971, trois ans après l'exploit de Sir Robin Knox-Johnston. Basé habituellement à Noirmoutier, il s'élancera dimanche 1er juillet des Sables d'Olonne dans l'aventure de la Golden Globe Race. Pour lui, cette course est "un rêve qui devient réalité, c'est  parachever une vie de skipper !". Et la navigation à l'ancienne dans tout ça ?
"C'est une navigation qui demande un peu d'expérience, on se base sur des centaines d'années d'expérience même ! On navigue avec le sextant, avec des cartes papiers, avec une boussole, avec le loch à hélice... C'est vraiment remonter le temps !"
 

Ce qu'il faut savoir sur la navigation à l'ancienne


Chacun des instruments d'Antoine a une histoire. Le sextant, le loch à hélice, son petit réveil... Il a trouvé tout ça "un peu comme à la brocante" sur Le Bon Coin, en Angleterre, dans un petit magasin des Sables d'Olonne... Prenez le sextant par exemple. "J'en cherchais un parce que je n'en avais plus sur mon bateau, j'en ai vu un sur Le Bon Coin et j'ai rencontré une personne qui m'a dit que ce sextant avait déjà fait le tour du monde, alors je lui ai répondu OK, s'il a déjà fait un tour du monde, je le prends !", raconte le navigateur. 

Le sextant
Il permet de mesurer un angle entre le soleil et l'horizon et du coup un angle horaire avec Greenwich. 

Le loch à hélice (ou loch à poisson)
Placé à l'arrière du bateau, il traîne dans l'eau des petites hélices à 4 ou 5 pales qui permettent de donner une estimation de la vitesse du bateau

Le compas
Est-il utile de le présenter ? C'est sans doute le plus connu. Cet instrument de navigation donne une référence de direction (le Nord) et permet de définir la direction à l'instant T par rapport à cette référence.

L'appareil bonus d'Antoine : le réveil !
Eh oui, pas de smartphone dans le bateau ! Du coup, pour se réveiller après un quart de repos, rien de tel qu'une bonne vieille sonnerie !

Ne manquez pas le grand départ de la Golden Globe Race, ce dimanche 1er juillet 2018 à partir de 11h sur les antennes de France 3 Pays de la Loire, France 3 Bretagne, France 3 Normandie et France 3 Poitou-Charentes. 
 

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