Les Sables-d'Olonne : l'escale de la goélette De Gallant, remplie de marchandises

Ils utilisent le bateau à voile comme mode de transport pour les marchandises. La goélette a deux mats, De Gallant a fait escale vendredi 26 juin aux Sables-d'Olonne, les cales remplies de provisions écoresponsables. Une initiative de l'association Tous dans l'même bateau. 

Le De Gallant a fait escale à port Olona vendredi 26 juin, avec près de deux tonnes de marchandises à son bord.
Le De Gallant a fait escale à port Olona vendredi 26 juin, avec près de deux tonnes de marchandises à son bord. © Éléonore Duplay/France Télévisions
Une arrivée poussive, sous des vents capricieux... Pour venir de Porto, la goélette a mis dix jours au lieu de quatre. Un long trajet qui reste cependant rentable face au trafic mondialisé de marchandise sur cargos à moteur.

"Un conteneur va être chargé dans un port, qui va être amené dans un autre port plus gros, puis transporté en porte-conteneurs jusqu'à Rotterdam ou Le Havre et ensuite ça va être dispatché sur d'autres ports, explique Guillaume Roche, capitaine du voilier De Gallant, il y a toute une chaîne que l'on bipasse complètement. On passe presque directement du producteur au consommateur."

Dans les cales du bateau, long de 36 mètres, près de deux tonnes de marchandises. À chaque escale, ce sont les consommateurs qui viennent pour décharger.

Huile d'olive, amandes, produits manufacturés à l'olive, tapenade, peut-être bien du miel aussi. Que des bons produits, du Portugal...et c'est fait dans la bonne humeur !

Thyl Leprêtre, élève à la marine marchande

"Il n'y a pas de pesticide, il n'y a pas de tout ce dont je n'ai pas envie. En plus on est solidaires avec des gens qui travaillent correctement, sainement", s'enthousiasme une consommatrice venue chercher sa livraison.

Ça donne encore plus de magie, de participer au déchargement du bateau qui vient de très loin, qui vient de la Martinique, qui s'est arrêté au Portugal. Quand on ouvrira notre caisse alimentaire ce soir, on pensera à tous les échanges qu'on a eu

Une consommatrice

Pour faire venir la goélette, il a fallu organiser les commandes en amont. Puis patienter deux mois pour recevoir son huile d'olive bio à 8 euros le litre.

"La seule problématique, c'est qu'il faut être patient, ça veut dire, on précommande. Alors qu'aujourd'hui dans notre société de consommation, je commande aujourd'hui et je l'ai demain dans ma boîte aux lettres. Là ce n'est pas du tout le cas. Ça permet aux gens de réfléchir un petit peu sur notre mode de consommation", indique François Birchler, président de l'association "Tous dans l'même bateau".

Prochaines étapes l'Angleterre, puis la Hollande, où le bateau proposera aussi du sel de Noirmoutier, chargé sur cette escale.

► Le reportage de notre rédaction
L'escale de la goélette De Galland aux Sables d'Olonne


 
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