Vendée Globe 2020 : 7 caleçons, 117 films, confinés, Sébastien Simon et Benjamin Dutreux ont le temps de faire leur sac

Publié le Mis à jour le
Écrit par Stéphanie Pasgrimaud et Fabienne Pasgrimaud
Confinés, Benjamin Dutreux et Sébastien Simon gardent le lien
Confinés, Benjamin Dutreux et Sébastien Simon gardent le lien © France 3 Pays de la Loire

En attendant de rejoindre leur bateau et de s'embarquer pour plusieurs mois ven mer, les 33 skippers du Vendée Globe sont confinés. Nous avons rencontré deux novices de la course, Sébastien Simon et Benjamin Dutreux.

A situation inédite, engagement maximum. Chaque jour, depuis le début du confinement, Alain prend soin de son fiston de skipper.

"Il m'a fait une petite liste donc je lui ai fait ça et j'en ai profité porurlui ramener des petites choses plus agréables que l'ordinaire", explique Alain Simon.

Du chocolat et du pain frais, 20 ans que ça dure. "Ce ne serait pas le Vendée Globe, je ferais tout pareil" poursuit le père de Sébastien Simon, des petites attentions déposées dans l'entrée de la maison dans laquelle le skipper est confinée.

Pas question de briser la bulle sanitaire de Sébastien, salutaire, mais pas seulement.

"C'est sûr que ça permet de me concentrer sur la course, dit le skipper, ça me permet de prendre du temps pour moi, du coup ça me laisse le temps de cogiter". 

Ça fait monter la pression, clairement.

Sébastien Simon, skipper

"Le sommeil commence à devenir un peu agité", reconnait Sébastien Simon. Pour faire redescendre la pression, heureusement, il y a les copains, skippers évidemment.

Conversation chiffons avec Benjamin Dutreux.

"C'est bon tu as fini tes sacs ?, l'interroge Sébastien par téléphone. 

"Tu as emmené combien de slips du coup, Seb ?, demande à son tour Benjamin.

"J'ai emporté plus de sous-couches que de caleçons, lui confie Sébastien, j'ai embarqué 7 caleçons pour les trois mois". A côté de ça, le skipper a prévu d'embarquer 117 films pour passer le temps...

"On se pose plein de questions parce que c'est la première fois qu'on va le faire, explique Benjamin Dutreux, des fois, on peut se dire que c'est des petites questions toutes bêtes, combien de polaires, combien de trucs on emmène, comment lui voit les choses, comment moi je vois les choses".

Ici, c'est maman qui s'occupe de fiston, "je lui ai mitonné de bons petits plats, nous confie-t-elle, des bars, des poissons qu'on pêche à l'ile d'Yeu avec son papa,comme ça je peux lui mitonner de bons plats midi et soir. Comme ça, il peut avancer sur ses petites affaires et son programme du Vendée Globe". Derniers moments d'un quotidien confiné, dimanche, les skippers retrouveront les pontons et leurs bateaux dans une ambiance particulière.

Moi, je vais essayer de me faire plaisir et de donner un peu d’air frais à tous ceux qui voudront bien suivre notre course

Sébastien Simon

"Je suis un peu triste, parce que pour moi le Vendée Globe c’est indissociable de cette fête populaire, et de cette effervescence, nous confiait-il il y a quelques semaines, malheureusement, je ne le vivrai pas et je pense que c’est le genre d’émotions que l'on vit une seule fois dans sa vie. Mais je me dis aussi qu’il y a des choses qui sont bien plus grave que "notre Vendée Globe".

> Le reportage de notre rédaction

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