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L'évêque de Fréjus-Toulon demande un référendum sur le mariage homosexuel

Mgr Dominique Rey, invité du 19/20, a demandé que soit organisé un référendum sur le mariage homosexuel au lendemain de déclarations de l'archevêque de Lyon selon qui ce type de mariage ouvrirait la voie à la polygamie voire l'inceste.

Par Muriel Gensse

"Un référendum doit être organisé afin de permettre un véritable débat et que le gouvernement ne soit pas à la remorque des lobbies", a déclaré Mgr Rey dans une interview réalisée par Pierre Bellerive sur le site internet Nouvelles de France. Il s'y dit "persuadé qu'une majorité de la population est d'accord avec la vision traditionnelle du mariage".

"La refonte structurelle du mariage conduit à une sorte de mutation anthropologique" et "ouvre la boîte de Pandore". "On remet en cause l'ordre naturel des choses dans une volonté prométhéenne de reconstruire l'humanité", ajoute-t-il.
"Je regrette qu'à ce sujet, le débat public n'ait même pas pu avoir lieu comme cela avait été le cas à l'occasion des états généraux de la bioéthique",


L'évêque prend le pas du Cardinal Barbarin


Mgr Dominique Rey fait cette demande de référendum à la suite des propos du Cardinal Barbarin. Vendredi 14 septembre, la Cardinal a mis
en garde vendredi, après une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, contre le mariage homosexuel, qui ouvrirait selon lui la voie à la polygamie et à l'inceste.

"C'est une rupture de société", a expliqué le cardinal, en première ligne de la lutte de l'Eglise catholique contre le mariage homosexuel, dans une interview diffusée vendredi soir sur la radio RCF et la chaîne TLM.
"Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera", a-t-il ajouté, lors de cet entretien réalisé avec la participation de l'AFP.

"Un mariage, c'est un mot qui veut dire rempart, pour permettre au lieu le plus fragile de la société, c'est-à-dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que ça se passe dans les meilleures possibilités", s'est expliqué celui qui s'était distingué cet été en déclarant au Figaro que le Parlement, qui examinera ce projet de loi après sa présentation au conseil des ministres le 24 octobre, n'était "pas Dieu le Père".

"Pour nous, la première page de la Bible (qui dit que le mariage unit un homme et une femme) a un peu plus de force et de vérité qui traversera les cultures et les siècles que les décisions circonstancielles ou passagères d'un Parlement", a insisté vendredi le cardinal Barbarin.
"C'est un choix du gouvernement avec lequel nous ne sommes pas d'accord", a-t-il encore dit, assurant avoir évoqué le sujet avec Manuel Valls, qui est allé le voir vendredi matin à l'archevêché, au début de sa visite à Lyon.
"On a parlé de ces problèmes sociétaux, du mariage entre les personnes du même sexe, des projets de loi qui sont actuellement en cours", a raconté Mgr Barbarin, appelant les autorités à l'organisation d'un vaste débat sur le sujet, sur le modèle des consultations sur les lois de bioéthique.



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