Tenue en échec à Reims (1-1), l'ASMonaco doit partager la 1ère place avec le Paris SG

© Photo : Philippe Huguen/AFP
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L'ASMonaco a été tenue en échec à Reims (1-1), en clôture de la 6ème journée du Championnat de France, et doit désormais partager la 1ère place avec le Paris SG, vainqueur sans trembler samedi de Toulouse au Parc des Princes (2-0).

Par Yves Lebaratoux avec AFP

Le duel à distance entre les deux mastodontes du championnat se poursuit et cette fois ces sont les Monégasques qui ont laissé quelques plumes, permettant au champion de France en titre de revenir à leur hauteur.
L'ASM, bousculée d'entrée et rapidement menée sur une tête de Devaux dès la 4ème minute, peut remercier son métronome portugais Moutinho, qui a égalisé dans la foulée sur un magnifique coup franc (13ème).
Monaco reste invaincu, comme le PSG, et compte une meilleure différence de buts que son rival, mais son déplacement à Reims a laissé entrevoir quelques failles, notamment son nouveau système en 4-4-2 censé permettre aux buteurs Falcao et Rivière de cohabiter. Or les deux joueurs sont pour une fois restés muets.

Paris SG : Service minimum

Paris n'a pas été beaucoup plus brillant face à Toulouse, mais a au moins réussi à assurer l'essentiel sur deux coups de pied arrêtés, dont un penalty très généreux transformé par Edinson Cavani, auteur de son 4ème but en L1. L'arbitre Said Ennjimi s'est même excusé après le match auprès du malheureux défenseur toulousain Uros Spajic.
Avant de recevoir Benfica, mercredi en Ligue des champions, et de défier Marseille au Vélodrome, le 6 octobre, le PSG a prouvé qu'il avait de la réserve, Laurent Blanc ayant fait souffler certains cadres dans la perspective de cette semaine chargée. 

L'OM dans le rythme

Le clasico s'annonce en tout cas brûlant puisque Marseille, 3ème, reste toujours au contact des deux superpuissances financières de la L1. Victorieux à Lorient (2-0), l'OM doit juste prier pour que le Borussia, son prochain adversaire en C1 mardi, n'entame pas trop son moral avant les retrouvailles avec son vieil ennemi.
Nantes va bien

L'OL peine

Celui de Lyon est au plus bas après le nul insipide concédé à Gerland contre Lille (0-0). Le club du président Jean-Michel Aulas, obligé de miser sur des jeunes pour des raisons économiques et qui n'a gagné qu'une fois sur ses 9 dernières rencontres, toutes compétitions confondues, est déjà distancé par le groupe de tête (9ème) et risque de vivre une saison sans grand éclat.

Bordeaux toujours pas fringant

Bordeaux, autre place-forte historique du Championnat de France, est encore plus mal en point et peut s'estimer heureux d'avoir ramené un point d'Evian/Thonon (1-1) et de sortir tout juste de la zone de relégation (17ème).

Nantes de mieux en mieux

Tout va bien en revanche pour Nantes (6ème). Le FCN, 8 fois champion de France, a retrouvé l'élite avec un gros appétit après 4 ans de purgatoire en Ligue 2 et s'est offert le luxe d'humilier son voisin rennais au Stade de la Route de Lorient (3-1).
Une hypothèque pèse cependant sur ce beau démarrage des Nantais puisqu'ils sont sous la menace d'un retrait de trois points pour avoir aligné un joueur suspendu contre Bastia, le 10 août. Sanctionné par la Ligue de football professionnel et débouté en appel par la Fédération française, le club a saisi le tribunal administratif de Nantes.

La bataille fait rage dans le bas du tableau

En bas de tableau, Sochaux (19ème) n'est plus lanterne rouge après sa première victoire face à Valenciennes (2-0). Omar Daf, qui assure l'interim au poste d'entraîneur après la démission d'Eric Hély, a remporté son pari, mais les Lionceaux sont loin d'être tirés d'affaire.
A Ajaccio (16ème), Fabrizio Ravanelli respire mieux après le nul décroché contre Montpellier (1-1), qui intervient quatre jours après un premier succès contre l'OL.
Jean Fernandez, abonné aux nuls (5ème d'affilée) et dans le ventre-mou du classement (11ème), n'a lui pas encore trouvé la bonne formule avec sa nouvelle équipe montpelliéraine.

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