Grand Port Marseille-Fos : la direction sur le départ affiche “la paix sociale” en guise de bon point

© Anne-Christine Poujoulat/ AFP
© Anne-Christine Poujoulat/ AFP

Dans une conférence de presse, la direction du Grand Port Maritime de Marseille a dressé son bilan Elle se satisfait de la " paix sociale " installée sur le port depuis la mise en place de la réforme portuaire. Et laisse aux prochains dirigeants d'une stratégie déjà amorcée. 

Par Hélène Bouyé


L'actuel directoire, et son conseil de surveillance se sont félicités d'avoir mis en place la réforme portuaire, le chantier national lancé en 2008 et d'avoir, avec notamment le changement de statut des dockers,  vu s'installer ce qu'ils appellent " la paix sociale ". 
Le directoire, élu il y a cinq ans, se retire sur un bilan qu'il juge plutôt positif : à Marseille,  les croisières sont bien amarrées, le trafic containers va bien et, avec la nouvelle structure Grand Port Maritime, les relations  port / entreprises, port/ formation ont désormais une  dimension plus constructive.
Le directoire laisse aux futurs dirigeants des pistes pour l'avenir : développer de nouveaux marchés pour compenser la baisse des hydrocarbures, terminer les chantiers des bassins ouest, augmenter encore le trafic des croisières, poursuivre la relance de la réparation navale.

Le nouveau directoire et le conseil de surveillance seront mis en place entre Janvier et Février 2014.

Conteneurs en hausse et hydrocarbures en baisse

Après cinq ans d'activité, le Grand Port maritime  enregistre un bond du trafic conteneurs (+29%) et une chute des hydrocarbures (-19%).
"Le port de Marseille a été profondément remanié dans un contexte économique difficile", a déclaré le directeur général du GPMM, Jean-Claude
Terrier, dont le mandat (2009-2013) et ceux de l'ensemble des dirigeants du port arrivent à échéance.
Le premier port de France a ainsi dû faire face à un véritable "choc pétrolier", avec un recul de cette activité de 19% sur cinq ans. "Le port de Marseille
Fos a perdu plus de 10 millions de tonnes d'hydrocarbures en cinq ans", a indiqué la direction du GPMM, expliquant cette chute par "la fermeture de raffineries" ou la perte "de l'approvisionnement de la raffinerie Miro de Karlsruhe (Allemagne)".
Dans le même temps, le trafic conteneurs a augmenté de 29% avec une prévision de 1,127 million EVP (équivalent vingt pieds, taille moyenne des conteneurs, NDLR) qui auront transité en 2013 par les quais de Marseille et Fos.

 / © Gilhaine Milliet-Bouquet
/ © Gilhaine Milliet-Bouquet
 
Le conseil de surveillance, 17 membres représentants l'Etat, les collectivités territoriales, le personnel et des personnalités qualifiées siègent pour cinq ans et élisent un président. Le conseil de surveillance décide des destinées du port, et contrôle sa gestion.
Au quotidien, c'est le directoire qui fait marcher la structure. Quatre membres dont un président  nommé par décret sur proposition du ministre chargé des ports, et après avis conforme du conseil de surveillance

 


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