Top 14: le RC Toulon s'impose largement devant Perpignan (46-31)

Matt Giteau / © JOSEP LAGO / AFP
Matt Giteau / © JOSEP LAGO / AFP

Perpignan, dans l'élite depuis 1911, n'a pu assurer son maintien en Top 14 en s'inclinant lourdement contre Toulon (31-46) lors de la 25e journée, samedi à Barcelone, et semble au bord du gouffre de la Pro D2. Le RC Toulon est 1er. 

Par AFP

L'Usap s'était offert une fête du rugby catalan au stade olympique de Barcelone: mais elle a tourné au tragique. Avec cette lourde défaite, elle n'a en effet plus son destin en main, après le match nul d'Oyonnax contre Toulouse (19-19).
Tout juste sauvés financièrement avec l'arrivée du président François Rivière en juillet 2013, les Catalans devront aller chercher un hypothétique bon résultat à Clermont lors de la dernière journée pour espérer se sauver et éviter la première descente depuis la création du club en 1902.

1er essai pour l'USAP

L'Usap a pourtant inscrit le premier essai d'une première période débridée. Hook, après une mêlée jouée en première main, fixe un défenseur et offre un deux contre un à Marty qui envoie l'arrière Michel à l'essai (8-6, 18). Les Catalans, sans doute pour réchauffer le public glacé par le vent, continuent de jouer, mais sans trouver la brêche.

18-16 à la 32è

Et au contraire, c'est le RCT, sur sa première accélération, qui réplique. Après avoir traversé deux fois le terrain dans la largeur, Bruni, en position d'ailier, se couche dans l'en-but (29e, 11-16).
Plus serein en conquête fermée avec l'entrée du pilier droit Jgenti, l'Usap obtient une touche après un bon travail en mêlée. Mafi perce au centre et sert Guirado au coeur de la défense. Le talonneur n'a plus qu'à applatir entre les perches (18-16, 32), de quoi faire repasser son équipe en tête. Mais ce sera la dernière fois.

Michalak épatant

Inconstante et sans imagination malgré l'envie, l'Usap se fait d'abord mystifier par Steffon Armitage, parti tout seul de sa mêlée: un raffut et une accélération plus tard, le N.8 anglais est derrière la ligne (18-26, 40e). Les Perpignanais ne s'en remettront pas. Assommés, ils ne réagissent plus au retour des vestiaires. Et même si l'envie ne leur a pas manqué tout au long de la rencontre, la maîtrise et la vitesse étaient toulonnaises, à l'image d'un Michalak épatant.
Impérial dans sa conduite du jeu et royal au pied, avec dix réussites sur onze tentatives, l'ouvreur toulonnais a régalé samedi en Catalogne. Wulf en force (21-34, 55e), puis à nouveau plein centre (21-43, 60e), enterre définitivement l'Usap dans un stade olympique de Barcelone à moitié vide, frigorifié et passablement triste.

 

Guilhem Guirado (capitaine et talonneur de Perpignan):
"C'est dur. Là, encaisser 40 points, c'est très lourd. Et quand on voit le résultat d'Oyonnax (19-19 contre Toulouse, ndlr)... On espérait mieux et là, zéro point. On a deux semaines pour aller chercher tout ce qu'on a dans les tripes et faire le maximum. C'est affreux.
On avait annoncé que c'était le match le plus compliqué de la saison et on est passé au travers. Beaucoup de joueurs ont mal. A chaque fois qu'on a montré des choses, on a repris un coup ou repris des points, donc on ne maîtrise pas le match."

Frédéric Michalak (ouvreur de Toulon):
"On a essayé de bien tenir le ballon, de se déplacer, de créer des choses sur le terrain. C'est vrai que sur certaines phases offensives, on s'est bien déplacé. Après, il y a eu des choses à redire aussi. A l'heure de jeu, c'était un peu poussif et on a fait un peu n'importe quoi."

Pierre Mignoni (entraîneur de Toulon):
"On est désolé pour eux. Nous on continue. On l'avait dit, il fallait qu'on reste discipliné, chose que l'on n'a pas très bien fait, il fallait qu'on garde le ballon et qu'on impose un certain rythme. Dès qu'on l'a fait, on a marqué deux fois. On est peu satisfait du contenu, uniquement de la victoire."

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