Alpes-de-Haute-Provence : recrutement difficile de surveillants de baignade pour l'été prochain

À quelques semaines du début de la saison estivale dans les Alpes-de-Haute-Provence, il manque toujours des surveillants de baignade. Un métier sous tension pour lequel les candidats ne se bousculent pas. Un phénomène national auquel le département n'échappe pas.

Pourra-t-on se baigner dans les lacs et plans d'eau cet été dans les Alpes ? La question est loin d'être anecdotique. 

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, six espaces aquatiques sont surveillés, soit un besoin de 18 postes. Mais à quelques jours du début de la saison estivale, seuls six postes ont été pourvus pour encadrer la baignade.

Pallier la pénurie de maître-nageurs sauveteurs

Cette pénurie de maître-nageurs sauveteurs est un casse-tête pour les pompiers du SDIS 04, en charge du recrutement des futurs surveillants de baignade.

"Nous mobilisons l'ensemble des ressources possibles afin de trouver ces candidats manquants. Nous avons fait appel aux organismes habituellement en charge des recrutements. Nous sommes en relation avec les piscines, avec les gens qui assurent les formations au brevet national de secours et de sauvetage aquatique mais pour le moment nous n'avons pas encore obtenu l'effectif nécessaire qui nous permettra d'assurer cette prestation de surveillance", explique le Colonel Nicolas Brou, Directeur départemental adjoint SDIS 04.

Qu'à cela ne tienne, pour optimiser toutes les chances de recruter ce personnel manquant, une formation complémentaire pour les éventuels candidats sera encore dispensée à la fin du mois de mai, par les pompiers du SDIS 04.

Un casse-tête aussi pour les mairies

Les pompiers ne sont pas les seuls à rechercher des surveillants de baignade. Pour les mairies, recruter un surveillant de baignade pour la saison estivale, relève aussi du parcours du combattant.

Petite exception en revanche pour le plan d'eau des Ferréols, sur la commune de Digne-les-Bains. Hyper fréquenté en été, le site aquatique devrait disposer, cette année encore, du nombre requis de secouristes.

"Aujourd'hui, nous arrivons encore à nous en sortir pour plusieurs raisons. Nous avons d'abord la chance d'avoir un site attractif. Ensuite, il existe une formation sur Digne-les-Bains, dispensée par le club local en faveur de nos jeunes ; ce qui fait qu'aujourd'hui il y a un certain nombre de nos jeunes qui suivent l'ensemble de cette formation. Du coup, nous bénéficions d'un recrutement souvent local qui nous permet de répondre à peu près à nos besoins", justifie Jean-Marc Gilet, Directeur général des services à la mairie de Digne-les-Bains.

Un phénomène national

Un métier estival, diplômé et athlétique : autant d’obstacles au recrutement. En France, entre 10 et 12 % des postes restent vacants dans les établissements nautiques, selon l’association Sport et Agglomérations (Asporta). Alors que la noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans, la pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs est devenu un enjeu de santé publique.