Disparition du petit Emile au Vernet : en quoi consiste la deuxième phase d'enquête qui s'ouvre ce mercredi

Le travail de recherche continue au Vernet ce mercredi pour retrouver le petit Emile. La récolte d'informations va peu à peu laisser place à une phase d'analyse des données rassemblées ces trois derniers jours.

"Aucun indice, aucune information, aucun élément." Le résumé des avancées de l'enquête dressé par le procureur de Digne-les-Bains, Rémy Avon, est clair : rien ne permet encore d'expliquer la disparition du petit Emile, samedi 8 juillet. Et ce, malgré un travail colossal de ratissage du hameau de Vernet dans les Alpes-de-Haute-Provence où l'enfant de deux ans et demi était en vacances chez ses grands-parents.

Rappelant qu'il y avait urgence à faire avancer les recherches, le magistrat a concédé devant la presse que s'il s'était perdu, une hypothèse de moins en moins probable, son pronostic vital serait sans doute "très très engagé".

L'enquête évolue

Le procureur a détaillé la nouvelle phase qui va peu à peu s'ouvrir aux enquêteurs. Si la récolte d'informations va se poursuivre, il va falloir se mettre à "exploiter ces informations", a-t-il expliqué. Les recherches sont ainsi allées jusqu'à sonder des bottes de foin à la recherche de trace de "matériaux ferreux".

Pour interpréter ces indices, la cellule d'enquête va désormais devenir une cellule "nationale", passant de 15 à 20 enquêteurs. Cela permettra de bénéficier "de moyens régionaux et nationaux, notamment scientifiques et techniques, pour pouvoir accomplir toutes les investigations".

Cette seconde phase d'exploitation de données sera un "temps plus long", a averti le magistrat, évoquant une "masse considérable d'informations" recueillies, notamment au niveau téléphonique.

Parmi le travail d'analyse, les 1.200 appels à témoin reçus. Le procureur en a souhaité appeler à la "citoyenneté" pour ne pas noyer les enquêteurs sous des informations inutiles. Il a ainsi donné l'exemple d'un signalement qui a entraîné la mobilisation d'une équipe pour faire une levée de doute en contrôlant un camping-car dans l'Isère.

Outre les gendarmes, des sapeurs de la Légion étrangère, spécialisés dans la recherche de caches, ont été mobilisés dans cette commune alpine située à 1.200 mètres d'altitude.    

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