Manosque : 5 ans de prison pour avoir brisé la mâchoire de sa compagne

Un homme de 24 ans a été condamné à près de cinq ans de prison par le tribunal de Digne-les-Bains pour violences conjugales après avoir violemment battu sa compagne, à Manosque, le 5 août dernier. La victime de 20 ans, la mâchoire fracturée, avait perdu connaissance.

© Hervé KIELWASSER/ MaxPPP
Aimen Bouchiki, un Manosquin de 24 ans sans profession, a écopé de cinq ans de prison pour violences conjugales, révèle lundi 12 août nos confrères du Dauphiné Libéré.

Lundi dernier, à Manosque, l'homme avait violemment battu sa compagne âgée de 20 ans, la laissant inconsciente, la mâchoire brisée. 

Le tribunal de Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a suivi les réquisitions du ministère public en le condamnant à quatre ans et six mois de prison et 184 jours de retrait de réduction de peine, soit six mois également.

Déchaînement de violences

Ce lundi 5 août, une violente altercation a éclaté entre Aimen Bouchiki et sa compagne depuis près d’un an à propos d’une possible liaison entre la jeune femme et le meilleur ami d’Aimen.

Le jeune homme a alors frappé violemment et à plusieurs reprises sa femme, qui a subi "un véritable déchaînement de violences", selon les mots du ministère public, rapportés par le quotidien.

La victime a ensuite perdu connaissance, la mâchoire fracturée, puis emmenée aux urgences par une amie appelée par l'agresseur. Le médecin expert a déterminé 30 jours d’ITT (Incapacité Totale de Travail).
 
Sur place, les personnels soignants l'ont soupçonné de violences répétées. Le dossier a révélé également que même l’agence immobilière avait alerté la mère de la jeune fille du danger qu'elle encourait. 

Multi-récidiviste

Le casier judiciaire du jeune homme compte déjà 13 condamnations. Multi-récidiviste, il était déjà sous le coup d’une mise à l’épreuve pour des faits de violence.

Le tribunal de Dignes-les-Bains avait en effet déjà condamné Aimen, le 4 octobre 2016. La cour avait alors annulé une mesure de semi-liberté qui lui avait été accordée.

En 2019, 85 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints. En 2018, ce nombre était porté à 121 féminicides, et 130 en 2017.
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