3 ans et 6 ans de prison pour les Antibois qui avaient prétendu être victimes des attentats de Paris

Les avocats de la défense / © F3
Les avocats de la défense / © F3

Un couple d'Antibois a été condamné ce jeudi à de la prison ferme devant le tribunal correctionnel de Grasse pour avoir prétendu avoir été victime des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Georges Guttierez, le procureur de la République de Grasse est venu requérir en personne. 

Par Anne Le Hars

Ce sont les plus lourdes peines jamais prononcées dans ce type de dossier, le tribunal de Grasse ayant indiqué vouloir faire "une application particulièrement stricte de la loi" dans un souci "d'exemplarité pénale". Les deux prévenus ont également été condamnés à verser chacun 30.000 euros en réparation au Fonds de garantie des victimes du terrorisme et d'autres infractions (FGTI).

Reportage ce jeudi :
De trois à six ans de prison ferme pour deux fausses victimes des attentats de Paris
Un couple de fausses victimes des attentats de Paris, qui avaient escroqué le Fonds de garantie des victimes du terrorisme, ont été condamnées jeudi à six ans et trois ans ferme par le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes). Intervenants : Georges Gutierrez Procureur de la République de Grasse, Roland Rodriguez Avocat représentant le Fonds de garantie des victimes du terrorisme, Jean-Pierre Andréani Avocat du prévenu - NICOLAS Hugues, LOTH Benoît, ROY Stéphane et CRUNCHANT Jérémy

La femme a été condamnée à trois ans de prison. L'homme qui à la barre a reconnu avoir menti, à 6 ans. Tous deux ont été écroués. Ils ont été chacun condamnés à payer 30.000 euros de dommages et intérêts. 

"Vous avez détourné le prix de la douleur et du sang", aurait asséné l'avocat de la partie civile, représentant le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme.


Leur défense : les dettes

Pour leur défense, ils ont expliqué avoir des dettes à rembourser. Ils ont également investi une partie des 60.000 euros perçus dans l'achat de véhicules destinés à la revente dans un cadre professionnel. L'intégralité des sommes a déjà été dépensée.

Le couple est parent de deux jeunes enfants. Ils ont finalement reconnu ne pas être à Paris le 13 novembre 2015, un dossier d'indemnisation a aussi déposé de leur part pour l'attentat de Nice du 14 juillet. Ils disent y avoir été présents. Une enquête est en cours.

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