4 sénateurs de droite + 1 PS = Statu quo dans les Alpes-Maritimes

Les nouveaux sénateurs des Alpes-Maritimes : Marc Daunis, Dominique Estrosi-Sassone, Louis Nègre, Colette Giudicelli et Jean-Pierre Leleux élus. / © F3CA
Les nouveaux sénateurs des Alpes-Maritimes : Marc Daunis, Dominique Estrosi-Sassone, Louis Nègre, Colette Giudicelli et Jean-Pierre Leleux élus. / © F3CA

Dans les Alpes-Maritimes, quatre sièges du Sénat ont été remportés dimanche par des candidats UMP ou DVD, tandis que le Parti socialiste a conservé d'extrême justesse son fauteuil, à la faveur des dissensions de la droite qui présentait trois listes distinctes.

Par Anne LE HARS /AFP


  • Dominique Estrosi-Sassone, tête de liste UMP-UDI, est devenue sans surprise dimanche sénatrice pour la première fois. L'ex-épouse du maire de Nice Christian Estrosi, élue locale depuis 13 ans, est une spécialiste du dossier sensible du logement social. Cette liste a remporté trois sièges avec 852 votes de grands électeurs (42,92%).
    réaction de Dominuque ESTROSI-SASSONE à son élection

     

  • Le sénateur Louis Nègre, maire de Cagnes-sur-mer, et la sénatrice Colette Giudicelli ont été reconduits. La liste UMP-UDI était soutenue par les deux grands ténors UMP de ce fief de la droite, Eric Ciotti et Christian Estrosi, qui pèsent de tout leur poids dans les investitures locales. 
  • Jean-Pierre Leleux, ancien maire UMP de Grasse, qui s'était retiré de la course aux dernières municipales pour se consacrer au mandat de sénateur qu'il occupe depuis 2008, avait été écarté de la liste officielle, à son grand dam. Numéro un d'une liste "alternative" DVD, il a obtenu un deuxième mandat de sénateur, grâce à 430 votes (21,66%).
  • Enfin, le sénateur socialiste sortant Marc Daunis, maire de la petite commune de Valbonne, a créé la surprise dans un contexte national défavorable. A la tête d'une liste PS-PRG-MRC, il n'avait pas pu rallier le Front de gauche et les écologistes. Sa liste a obtenu 236 votes (11,89%). 
    réaction de Marc Daunis à sa réélection au Sénat

     

  • Olivier Bettati, un dissident de l'UMP, a contribué à une dispersion des votes de droite en présentant une troisième liste, mais n'a pas réussi son pari, en talonnant le socialiste avec 233 votes (11,74%).
  • Autre perdant de la soirée à droite, Henri Leroy, le maire de la commune littorale de Mandelieu-La Napoule dans l'ouest des Alpes-Maritimes, qui était numéro quatre sur la liste officielle UMP-UDI. 


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