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Abattoirs accusés de maltraitance : la lettre de Brigitte Bardot au "ministre de la Souffrance"

Installation de vidéo-surveillance en continu, formation des personnels, amélioration des matériels utilisés et renforcement des contrôles: les associations de défense des animaux ont demandé mercredi une augmentation des moyens dévolus aux abattoirs. Les souhaits aussi de Brigitte Bardot.
Brigitte Bardot en 2007.
Brigitte Bardot en 2007. © Eric Feferberg/AFP
Dans une lettre adressée au ministre de l'agriculture, Stephane Le Foll, rebaptisé "ministre de la souffrance", Brigitte Bardot demande aussi "au minimum" l'équipement de "tous les abattoirs en vidéo-surveillance", l'imposition de "l'étourdissement des bêtes en toute circonstance et l'interdiction de l'abattage des chevaux, à l'abattoir de Pézenas, et dans tous les autres".

Elle souhaite aussi le "renforcement des équipes vétérinaires dans les abattoirs" pour mieux contrôler les pratiques.
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Images de l'abattoir de Puget-Théniers


Réactions des éleveurs

Du côté des éleveurs, qui seront entendus jeudi par la Commission, Xavier Beulin, patron du principal syndicat agricole FNSEA a d'ores et déjà déclaré à la presse qu'il était "défavorable" à l'installation de vidéo-surveillance dans les abattoirs.

Quant à la Confédération paysanne, elle estime que la campagne de L214 "s'acharne sur l'élevage et met en danger l'emploi paysan, notre modèle alimentaire et la vie de nos territoires". - Avec AFP -

La lettre complète de BB :
"Monsieur le Ministre de la Souffrance,
Encore un scandale dans des abattoirs français, c’est la goutte qui fait déborder le vase de notre indignation face à l’horreur que subissent les animaux et l’immobilisme des politiques dont les paroles ne se transforment jamais en actes !

Comme dans TOUS les abattoirs français, les images tournées à Pézenas dans l’Hérault et à Puget-Théniers dans les Alpes-Maritimes, montrent la violence exercée au quotidien à l’encontre des bêtes et l’indifférence coupable des employés qui ne font rien pour atténuer cette souffrance, bien au contraire.

Les Français ne supportent plus vos «bla-bla-bla», ils attendent des mesures concrètes et fermes à la hauteur du poste à responsabilité que vous occupez. Nous ne voulons plus promesses non tenues, nous exigeons des actes!
En attendant que les consommateurs en finissent avec la viande, le minimum est de prendre en compte nos attentes: équiper tous les abattoirs de vidéosurveillance, imposer l’étourdissement des bêtes en toute circonstance et interdire l’abattage des chevaux, à l’abattoir de Pézenas et dans tous les autres.
S’il faut renforcer les équipes vétérinaires dans les abattoirs pour mieux contrôler les pratiques, dans l’intérêt des animaux et des consommateurs empoisonnés par une viande impropre, alors c’est un devoir de le faire!

Vous ne pouvez pas faire cette économie, vous avez trouvé 130 millions d’euros en début d’année pour la filière foie gras (une honte!), trouvez donc les moyens d’assurer les contrôles en abattoirs, imposez la vidéosurveillance dans tous les établissements et abolissez, enfin, cette scandaleuse hippophagie qui fait honte à la France.

Ainsi, vous laisserez peut-être une trace positive de votre passage à ce ministère, sinon il ne vous reste plus qu’à démissionner d’un poste dont vous n’avez pas l’envergure!"
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