Non, la police d'Antibes ne vous invite pas à dénoncer vos voisins qui ne respectent pas le couvre-feu

Le tract s'est rapidement propagé sur les réseaux sociaux, il invite les citoyens antibois à dénoncer leurs voisins ne respectant pas le couvre-feu afin d'y envoyer une brigade. Fausse information, répond la police d'Antibes

Suite aux mesures de couvre-feu, une infox circule sur les réseaux sociaux, incitant les Antibois dénoncer leurs voisins.
Suite aux mesures de couvre-feu, une infox circule sur les réseaux sociaux, incitant les Antibois dénoncer leurs voisins. © Max PPP/Arnaud Journois
Rapidement propagé, le tract incite clairement à la délation :"Nous invitons et incitons nos citoyens antibois à dénoncer toutes incivilités de voisinage ne respectant pas les horaires de confinement de 21 heures à 6 heures afin d’envoyer une brigade pour effectuer une verbalisation sur les piétons, promeneurs, fêtards, véhicules deux roues et voitures."

Réaction des internautes 

Numéro de téléphone, en-tête de la Police Nationale, adresse... le communiqué reprend les codes de la police et fait circuler une fausse information. 
Ce tweet a été partagé plus de 400 fois et les commentaires expriment leur étonnement. Sur Facebook aussi, le faux tract est partagé: "J’ai l’impression d’être dans un mauvais rêve... et non c’est la p***n de réalité..." écrit un internaute.
 

"C'est grossier"

Joint par téléphone, le commissaire Jean-Robert Robin dément :" c'est un montage grossier". Pour lui, "c'est quelqu'un qui a dû vouloir faire le 'buzz' ".  
 

Sur le fond, c'est impossible, jamais la police n'irait faire un appel de cette façon et pas plus dans une commune qu'une autre.

Jean-Robert Robin, commissaire d'Antibes


L'en-tête représente bien le logo de la police mais "là on voit bien qu'il est extrêmement gros et message est anonyme, si nous publions, c'est toujours avec le nom d'un commissaire de police"poursuit-il. 

Un démenti officiel devrait paraître sur les réseaux sociaux pour endiguer la fausse information. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
police société sécurité coronavirus/covid-19 santé