Le monde de la restauration se frotte les mains. Les établissements de la ville de Cannes réalisent de bonnes affaires pendant cette quinzaine.
"Malheureusement, là, je n'ai plus de place, il faudra attendre." Cette petite phrase, les festivaliers ou les touristes, nombreux sur la Croisette encore cette année, surtout avec ce week-end prolongé de l'Ascension, l'entendent souvent face aux terrasses bondées.
Eric Murat, patron du restaurant New York New York, n'en revient pas : "C'est assez euphorique quand même, beaucoup de monde, beaucoup d'ambiance, on a minimum 800 couverts par jour", explique-t-il à Frédéric Roche pour France 3 Côte d'Azur. Pour faire face et assurer le service, 85 personnes travaillent dans son établissement qui affiche complet toute la journée.
La population passe de 75 000 à 200 000 personnes
Après les vacances de Pâques, le festival de Cannes marque traditionnellement le début de la saison pour les professionnels du tourisme. La ville est habituée à ce tsunami cinématographique : pendant deux semaines, la population passe de 75 000 à 200 000 personnes.
Au Marriott hôtel, le room service fonctionne 24 heures sur 24. Une équipe de nuit est dédiée au service des clients noctambules.
Un menu spécial Cannes a même été concocté pour le festival à... 130 euros. Ne vous attendez pas à un remake de "La Grande bouffe", de Marco Ferreri, à Cannes, on mange léger.
Dans ce palace, le loup en papillotte, pêché dans la baie de Cannes, a la cote actuellement : "On en vend 60 à 100 par jour", affirme Alexandre Chrétien, chef du restaurant Scalini au Marriott.
"Je n'arrive même pas à calculer le nombre de clients"
Après trois années marquées par le Covid et les restrictions, le monde de la restauration se frotte les mains. Car si les établissements de standing réalisent de bonnes affaires, c'est aussi le cas des snacks.
Plus abordables, le pan bagnat, les sandwiches ou les salades dans les kiosques cannois coûtent une dizaine d'euros, boisson comprise. Mais là encore, il faudra faire la queue.
"Je n'arrive même pas à calculer le nombre de clients, ça n'arrête jamais alors que parfois dans l'été, ça va, ça vient (...) pour la période c'est vraiment exceptionnel", reconnaît Nicolas Scrocco, responsable d'un kiosque sur la Croisette.
Avec cette formule, on mange sur la plage, les pieds dans le sable mais le panorama sur la mer Méditerranée est gratuit et ça, ça n'a pas de prix.