La sonde ExoMars fabriquée par Thales Alenia Space à Cannes cherche des traces de vie sur Mars

La fusée Proton vient de décoller de Baïkonour, avec ExoMars, la création cannoise à bord. / © STEPHANE CORVAJA / ESA / AFP
La fusée Proton vient de décoller de Baïkonour, avec ExoMars, la création cannoise à bord. / © STEPHANE CORVAJA / ESA / AFP

Une fusée russe Proton a décollé ce lundi du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, expédiant dans l'espace ExoMars 2016, mission russo-européenne destinée à rechercher de potentielles preuves d'activités biologiques sur la planète rouge. Une création de Thales Aliena Space à Cannes.

Par Anne Le Hars

La fusée Proton transportant une sonde capable de détecter des gaz à l'état de trace, baptisée TGO (Trace Gaz Orbiter), et un atterrisseur test nommé Schiaparelli, a décollé à 10H31 heure de Paris des steppes du Kazakhstan ce lundi. La fenêtre de lancement était ouverte de ce 14 mars au 25 mars.

Un voyage de sept mois et un trajet de près de 496 millions de kilomètres attend désormais la mission, au terme duquel l'atterrisseur se séparera de la sonde le 16 octobre pour se poser sur Mars trois jours plus tard.

"C'est un satellite qui a été conçu, géré puis assemblé et enfin testé à Cannes. Grâce à lui, c'est la première fois que l'Europe pose une capsule sur Mars", précise Jean-Jacques Juillet directeur des programmes de l'ESA (Agence spaciale européenne) chez Thales Alenia Space.

ExoMars est la première mission du programme d’exploration « Aurora » de l’ESA et qui s’articule en deux missions séparées. La première, prévue cette année, étudiera l’atmosphère de Mars et démontrera la faisabilité de plusieurs technologies critiques pour les phases d’entrée dans l’atmosphère, de descente et d’atterrissage, dont la maîtrise sera vitale pour la future exploration humaine de Mars.

Elle fournira également un relais de télécommunications pour la transmission de données entre la Terre et les « rovers » (véhicule mobile) martiens des missions suivantes.
La seconde, en 2018, comportera un « rover » européen capable de se déplacer de manière autonome, de prélever des échantillons de terrain jusqu’à une profondeur de deux mètres et d’analyser leurs propriétés chimiques, physiques et biologiques.

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Les objectifs de la mission :

  • De valider l’atterrissage sur la planète Mars avec une capsule de démonstration d’environ 600 kg, à l’aide d’un système de contrôle basé sur un altimétrie radar et grâce à un absorbeur de chocs en fibre de carbone permettant d’atténuer le moment du contact.
  • D’acquérir le maximum de données possibles pendant la rentrée dans l’atmosphére martienne
  • D’opérer un prélèvement scientifique sur la surface pendant une brève période
  • D’observer l’atmosphère et la surface martienne pendant 2 ans depuis l’orbiteur à une altitude de 400 km
  • De fournir le support de télécommunication nécessaire au rover pour la mission 2018

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