Les recettes des commerçants cannois augmentent grâce à la visite du roi d'Arabie Saoudite

Si la venue du roi Salmane en visite privée dans sa villa de Vallauris Golfe-Juan fait sur place nombre de mécontents privés de plage, elle fait au contraire beaucoup d'heureux dans la cité des festivals: les professionnels du tourisme et les commerces de luxe. 

Au matin, les Saoudiens arpentent déjà, par familles entières, la Croisette, papillonnant d'un palace à un autre en poussant au passage la porte qui de Chanel, qui de Prada, qui d'Hermès, quelques-unes des multiples griffes de luxe présentes sur la célèbre promenade cannoise.

"Notre mois de juillet va être exceptionnel, avec un chiffre d'affaires en augmentation de 15 à 20% par rapport à l'an dernier. En termes d'emploi, c'est aussi beaucoup de contrats supplémentaires car il s'agit d'une clientèle exigeante: il faut mettre du monde à son service", 

estime Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers cannois. Il estime que les 20 jours de présence de saoudiens vont représenter 8 à 9 millions d'euros.

Dans les commerces aussi

Dans les commerces autour de la Croisette, les affaires aussi sont bonnes: cette directrice d'un institut de beauté a remarqué que beaucoup de saoudiennes sont arrivées depuis une semaine, demandant des soins sophistiqués et chers. Confirmation dans un magasin de prêt-à-porter qui ne vend que du haut de gamme. "Depuis quelques jours, on voit beaucoup de Saoudiens, et on espère en recevoir encore plus en août car c'est environ la moitié de notre chiffre d'affaires, indique la vendeuse. Heureusement qu'ils sont là car les Européens, cette année, n'achètent pas. Ce sont les Moyen-Orientaux qui nous font vivre!"

Pas d'affluence sur marché 

Andrée, vendeuse de primeurs, n'a pas encore vu l'ombre d'un Saoudien dans les allées du marché Forville. Mais elle reconnaît l'impact sur sa propre activité, au travers des commandes effectuées par les restaurants étoilés de la Côte.

Dans ce contexte, les professionnels voient d'un mauvais oeil les critiques sur la "privatisation" de la plage publique de la Mirandole, près de la villa royale.