Drame familial à Levens dans les Alpes-Maritimes : un mort, "c'est une famille marginalisée" selon le maire

Un homme a tiré sur son beau-fils avant de se retrancher. Le GIGN mobilisé une partie de la nuit a interpellé le forcené.
Illustration d'une intervention du GIGN en juin dernier.
Illustration d'une intervention du GIGN en juin dernier. © Rémi DUGNE / Max PPP.

Dans la soirée du mardi 13 juillet, sur fond d'alcoolémie, une dispute éclate entre le beau-père et le beau-fils. Le beau-père âgé de 80 ans tire sur le beau-fils âgé d'une cinquantaine d'années.

Fortement armé, le beau-père se retranche dans l'habitation. Alertés, les secours ne peuvent pas intervenir sur le blessé, qui gît à terre.

Quartier bouclé

La gendarmerie boucle le quartier du "Grand Pré" qui se trouve à l'entrée de la commune.

C'est un drame qui se produit au coeur d'une famille "marginalisée".

Antoine Véran, maire de Levens.

La famille est bien connue dans ce village de 4800 habitants. Elle vit dans un cabanon quelque peu "insalubre".

"Nous les avions aidé", nous confie l'élu.

A 20h20 ce mardi, AntoineVéran, le maire de Levens arrive sur le site. Les forces de l'ordre isolent les maisons voisines et leurs occupants sont priés de rester chez eux, de ne surtout pas sortir. On sait le tireur toujours armé.

Intervention en toute discrétion

Le 13 juillet à Levens, il y a une soirée Pan Bagnat. On commémore le 14 juillet. Les habitants font la fête. Tous ignorent ce qui se déroule dans le quartier voisin.

A quelques centaines de mètres, c'est une opération d'envergure qui se déroule dans le village dans la plus grande discrétion.

PSIG et GIGN 

Le Peloton de surveillance et d'intervention de la Gendarmerie est déployé puis le GIGN arrive en renfort. Une équipe est détachée depuis Paris et ne tarde pas à arriver en hélicoptère. Une autre arrive d'Orange à grand renfort de matériel d'intervention, véhicules lourds, véhicules blindés.

"On ne sait pas si le tireur est lourdement armé et dans ces cas, il vaut mieux prévenir" explique le maire.

Les forces de l'ordre tentent des négociations.

A 21 heures, les gendarmes parviennent à extraire la mère de famille. Dans l'ambulance, les négociateurs tentent de collecter auprès d'elle des informations précises sur la position exacte du tireur.

Ils essaient de négocier avec l'individu retranché. En vain.

L'assaut

A 2h15 ce mercredi, l'assaut est donné avec toutes les précautions d'usage. Le beau-père que les forces de l'ordre pensaient retranché à l'intérieur est finalement à l'extérieur de la bâtisse. Il est appréhendé. Il est placé en garde à vue à Nice nous confirme le procureur de Nice, Xavier Bonhomme.

Après l'intervention, un médecin est venu constater le décès du beau-fils.

Le député Eric Ciotti communique avec le maire. "Il a fait en sorte, nous confie le maire, qu'on nous mette tous les moyens à disposition."

D'après un témoin, la mère est au village ce matin.

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