Une étude sur l'élevage et le loup sera engagée par le ministère de l'agriculture à la rentrée

© Franz Chavaroche, MATINPHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP
© Franz Chavaroche, MATINPHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Le ministre de l'agriculture l'a annoncé ce mercredi devant l'Assemblée Nationale : il compte engager dès cet automne une étude sur  l'avenir de l'élevage face au prédateur.

Par C.L AVEC L'AFP

Le ministère de l'Agriculture réalisera à l'automne une étude prospective sur l'avenir du pastoralisme en présence du loup, a déclaré mercredi le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert devant l'Assemblée nationale.
Cette réponse est de Stéphane Travert, ministre de l'agriculture devant l'assemblée nationale. Il répondait à une question de la députée LR de Haute Savoie, Emilie Bonnivard.


En étroite concertation avec Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, " j'entends apporter des solutions à nos éleveurs", a déclaré le ministre. "Les conclusions de cette étude pourront contribuer à l'élaboration du prochain  plan national sur le loup 2018-2222", a t-il précisé.

 

Un message à destination des éleveurs



"Le pastoralisme est un atout" sur les plans touristique, de la biodiversité et de "la filière agricole de qualité", a-t-il
enfin souligné. Selon le ministre, "il est nécessaire aujourd'hui et à ce stade, d'envoyer un message positif, des signaux d'espoir" aux éleveurs.



Le nombre de prélèvements du prédateur à revoir


Stéphane  Travert a appelé à "sortir de l'approche comptable, du nombre de prélèvements mensuels qui embrase le débat public chaque année".
"Il nous faut aller  vers une approche pluriannuelle sur cette question beaucoup plus fine et qui prenne en compte l'intérêt de l'ensemble des territoires qui sont touchés", a-t-il dit, "en veillant à ce que tous les acteurs concernés soient consultés".

 

Plus de 8.000 ovins tués en un an




En France, la population de "canis lupus" augmente et est désormais estimée à environ 360 individus. Sur la période 2016-2017, plus de 8.000 bêtes - des ovins essentiellement - ont été tuées dans des attaques attribuées au loup surtout dans les Alpes-Maritimes, la Savoie, les Alpes-de-Haute-Provence, le Var, les Hautes-Alpes et l'Isère. L'abattage de 40 loups a été autorisé entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018 pour limiter les dégâts sur les troupeaux.


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