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Feu de broussailles à Lantosque : retour sur 5 jours d'actions et d'engagements pour les pompiers des Alpes-Maritimes

Important feu de broussailles à Lantosque dans les Alpes-maritimes. / © CD pour France 3
Important feu de broussailles à Lantosque dans les Alpes-maritimes. / © CD pour France 3

Un feu de broussailles s'est déclaré vers midi ce lundi 25 février à Lantosque dans les Alpes-Maritimes. Une trentaine de sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes et de la Force Opérationnelle Risques Catastrophes Environnement des Alpes-Maritimes sont sur place. Aucune habitation n'a été touchée.

Par ALH avec le SDIS 06

Lundi 25 février


Une trentaine de sapeurs-pompiers sont engagés depuis ce lundi 25 février en milieu de journée sur un feu de broussailles sur la commune de Lantosque dans une zone difficile d’accès. Aucune victime n'est à déplorer. Un travail difficile car la zone a un relief très accidenté.

Les casernes de Lantosque, Plan du Var, Saint Martin Vésubie étaient accompagnés des unités de Force 06 afin d’atteindre le sinistre qui a parcouru 10 hectares au lieu-dit : la Baisse Cangelard.

Les sapeurs-pompiers du SDIS 06 et les agents de FORCE 06 seront héliportés par Dragon 06 (hélicoptère de la Sécurité Civile) avec du matériel de forestage afin de protéger les surfaces menacées.

Deux Avions de type Trackers de la Sécurité Civile ont pris la direction de Lantosque pour appuyer les actions qui sont menées au sol. 
 

Retour sur la chronologie de la lutte menée par la pompiers


Le centre opérationnel zonal, déjà en activité avec les lourdes opérations de luttes contre les incendies en Corse, engagent aussi des avions bombardiers d’eau de la sécurité civile (type Canadair) au profit des Alpes-Maritimes.

Avant la tombée de la nuit de lundi, plus de 14 largages des avions bombardiers d’eau sont effectués et sont d’une redoutable efficacité.

Devant la dangerosité des lieux, et afin d’éviter des blessés pour les combattant(e)s du feu, le commandant des opérations de secours retire le personnel pour la nuit.
 

Mardi


Le lendemain matin, dès 7h, près de 30 sapeurs-pompiers et personnels de Force 06, sont prêts à être héliportés dans des zones escarpées. Du personnel sapeur-pompier spécialisé en milieux périlleux, est engagé aussi pour sécuriser la zone de travail de leur collègue.

On compte, en plus des autres centres de secours mobilisés depuis le début des opérations, des sapeurs-pompiers de Levens, Saint Etienne de Tinée, Bendejun… Les opérations de forestage reprennent une fois la vingtaine de sapeurs-pompiers et agents de Force 06 héliportés.

Le commandement des opérations analyse un risque de reprise du feu en lisière où le personnel est déjà à pied d’oeuvre pour les traiter. La crainte que le vent se lève du secteur Ouest est bien là. Mais le feu est maîtrisé dans l’après midi du 26 février.
 

Mercredi


le personnel est à nouveau héliporté au terme de 6 aller-retour entre la zone d’emport et le sinistre : 14 sapeurs-pompiers et 11 agents de Force 06. La décision stratégique d’effectuer un contre feu pour stopper la progression est prise. Action efficace. Le feu rebrousse alors chemin et revient sur la zone brûlée.

Cette action permet ainsi de sauver de nombreux hectares de végétation. Les 17 largages avec, cette fois-ci, les hélicoptères bombardiers d’eau sont effectués sur les lisières.

Le feu se fixe par les actions combinées entre les hommes au sol et les moyens aériens. Les stratégies choisies sont redoutables.

Le 28 février, la relève du personnel sur la place s’est effectuée jusqu’à Cannes où un détachement de la cellule appui feux de forêts est engagé avec les sapeurs-pompiers de tout l’arrière pays niçois. Le feu est bien fixé à 37 ha.

C’est donc plus de 30 sapeurs-pompiers et agents de Force 06 sont à nouveau héliportés, et les largages continus des hélicoptères bombardiers d’eau se poursuivent dans les zones inaccessibles : 14 largages au total.
 

Jeudi


Ce jeudi soir, le feu est toujours bien fixé. Des fumées résident mais dans le brûlé, "ce qui est une satisfaction face à tous les moyens déployés" comme le précise le SDIS dans un communiqué. 

Une dizaine de personnel est ce vendredi matin sur place pour continuer les actions de rabattage des fumées et des foyers dans le brûlé.
Les opérateurs du CODIS et du centre de traitement d'alerte sont aussi en surveillance de l'évolution du feu. Ils permettent ainsi la relève des hommes sur place.

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