L'empoisonneuse en série présumée écrouée à Nice

Patricia Dagorn, 54 ans, soupçonnée d'avoir tenté d'empoisonner plusieurs hommes âgés avec lesquels elle entretenait une relation amoureuse, a été écrouée à Nice. Elle est déjà sous le coup d'une condamnation pour des faits similaires en Haute-Savoie. 

La quinquagénaire a été mise en examen dans le cadre de quatre affaires survenues 2011 et 2012, dont deux concernent des personnes décédées: "empoisonnement avec préméditation" pour un premier décès à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) en 2011, "assassinat" pour un second décès à Nice en 2011, ainsi qu'"administration de substances nuisibles avec préméditation sur personnes vulnérables", dans deux autres dossiers à Nice et Fréjus,
en 2011 et 2012. Les faits restent à établir pour un 5e décès, précise une source judiciaire. Un interrogatoire devrait avoir lieu plus tard, selon son avocat, Me Cédric Huissoud,

 Il n'y a pas eu aujourd'hui d'interrogatoire, l'entretien a été purement procédural. Elle a été placée en détention à la maison d'arrêt de Nice. Elle va pouvoir avoir accès au dossier. Elle conteste toutes les accusations portées à son encontre.


Une de ses victimes présumée, un habitant de Fréjus, avait rencontré Patricia en janvier 2012 par le biais d'une agence matrimoniale. Son conte de fées s'était arrêté net lorsqu'il avait découvert du valium dans la valise de sa séductrice et que son médecin avait décelé chez lui des traces d'empoisonnement. "Je me dirigeais vers la mort sans m'en rendre compte !", avait-il déclaré dans la presse locale.

Patricia Dagorn a été condamnée en 2013 à cinq ans de prison ferme pour vol, escroquerie et séquestration, à l'encontre d'un ancien professeur de sciences économiques d'Annemasse, un veuf âgé alors de 88 ans. Elle purge sa peine depuis dans une prison de la région Rhône-Alpes.