Lutte contre l'isolement : “ils m’ont redonné l’envie de vivre”

Jean-Marie Michel a été pris en charge par le groupe SOS Solidaire. / © FTV
Jean-Marie Michel a été pris en charge par le groupe SOS Solidaire. / © FTV

À la maison Lou Virou Souleou au Broc dans les Alpes-Maritimes, Jean-Marie Michel réapprend à passer du bon temps. C’est un homme veuf, un retraité qui souffre d'une maladie chronique. Exemple d'une prise en charge de lutte contre l'isolement.

 

Par Coralie Chaillan

Pour se reconstruire, Jean-Marie Michel a d'abord séjourné dans un appartement de coordination thérapeutique, un lieu de vie réservé à des personnes en grande difficulté sociale souffrant de maladies lourdes et chroniques. Son état ne nécessitait pas d'hospitalisation, mais depuis la disparition de son épouse, vivre seul, était devenu trop difficile. 

Les appartements thérapeutiques permettent un accompagnement coordonné sur le plan médical, social et psychologique grâce à différentes équipes.  

Ils m’ont donné un logement, ils ont repris rendez-vous avec des médecins, ils ont veillé à ce que je me soigne. Ils m’ont redonné l’envie de vivre. 

L'homme raconte volontiers aux journalistes son expérience, en ce jour anniversaire : le groupe SOS célèbre ses 35 années d'existence.
 

Co-locataires, Francis et Jean-Michel se sont rapprochés par leur affinités musicales. / © FTV
Co-locataires, Francis et Jean-Michel se sont rapprochés par leur affinités musicales. / © FTV

 

"Une société pour tous, une place pour chacun"


"Une société pour tous, une place pour chacun », c’est la devise du groupe SOS solidarité, une entreprise sociale et solidaire qui lutte depuis 35 ans contre toutes les formes d’exclusions et se bat pour l'insertion sociale. SOS gère 5 établissements et centres de soins dans les Alpes-Maritimes.

Nous sommes présents auprès des personnes en situation de handicap, d’addiction, auprès des personnes les plus démunies, en matière de soins lorsqu‘elles sont malades ou en matière d’aide à l’hébergement. 


Myriam Barni, directrice régionale du Groupe SOS Solidarité précise que trouver un logement pérenne est une condition essentielle à la réhabilitation sociale.  

 


Les maisons-relais

Après avoir été pris en charge dans un appartement de coordination thérapeutique, Jean-Marie Michel séjourne aujourd'hui dans la maison-relais Lou Virou Souleou. La maison-relais, c'est une seconde étape sur le chemin de sa reconstruction.

Ici, au Broc, l'homme réapprend à passer du bon temps, entouré de 21 autres co-locataires. Alors, jours après jours, les projets voient le jours, et les moments de partage s'organisent, comme les répétitions de musique. Jean-Michel à l'accordéon et Francis à la guitare. 

Ici, c'est paisible. J'ai mon monde à moi, ma musique, mes bouquins et je participe à la création d'un boulodrome.

 
La maison relais ne s'inscrit pas dans une logique de logement temporaire mais d'habitat durable, sans limite de durée. / © FTV
La maison relais ne s'inscrit pas dans une logique de logement temporaire mais d'habitat durable, sans limite de durée. / © FTV

Les maisons-relais sont des lieux de vie dédiés aux personnes autonomes mais isolées. Une nouvelle forme de logement qui a pour objet de "stabiliser des personnes marginalisées dans un habitat adapté à leur problématique physique, psychologique et/ou sociale".

Il peut s'agir de personnes isolées socialement après une longue période d’errance ou d’hospitalisation, de personnes sortant d’hôpital psychiatrique et/ou présentant des troubles psychologiques stabilisés, de personnes invalidées par une longue maladie ou de personnes âgées, à faibles ressources, etc.


 

 




 

Sur le même sujet

Les + Lus