Face au coronavirus, les dons de visières de protection se multiplient pour équiper commerçants et soignants

Publié le Mis à jour le
Écrit par L. B. (avec P. V. et N. M.)

À Menton (Alpes-Maritimes), la mairie a commandé 400 visières pour les commerçants de la commune. Ailleurs dans le département, comme à Gattières, ce sont parfois les habitants qui les fabriquent eux-mêmes avec une imprimante 3D, avant de les redonner aux soignants.

Il en avait demandé sept vendredi dernier. À peine une semaine plus tard, le voilà équipé. Greg Gottardo, cogérant du Potager de Provence à Menton (Alpes-Maritimes), a reçu ce mercredi des visières de protection pour les salariés de ses trois magasins. "On fait beaucoup de gestes et on a un nombre important de clients", explique le commerçant, qui avait déjà investi dans des vitres en plexiglass et des masques chirurgicaux. "Les masques, c'est parfois gênant à porter alors que ça, ça se porte facilement, comme une casquette !"

 

Se protéger et protéger les autres

Ces protections sont un réel atout dans la lutte contre la propagation du virus, car elles protègent, à la fois, son porteur et les gens autour. Ailleurs dans les Alpes-Maritimes, de nombreux professionnels de santé en sont déjà équipés.

En plus du port du masque, de la charlotte, de la surblouse et des gants, elle m'apporte une réelle sécurité supplémentaire de part leur fonction anti-projections mais elle m'empêche aussi de me toucher le visage accidentellement. Quand les patients me voient arriver avec toutes ces protections, ils sont plutôt contents et rassurés, ils se sentent en sécurité, protégés. Et moi aussi, je me sens protégée.

Myriam Furina, infirmière libérale à Nice Est

À Menton, c'est la mairie qui a commandé ces visières : 400 ont été importées de Chine, au prix de 8€ l'unité. Après avoir équipé les vendeurs des deux marchés municipaux, c'est désormais au tour des petits commerçants de la commune. Et cela part à grande vitesse : les trois quarts du stock ont déjà été écoulés. "Ces casquettes visières vont vite être en rupture de stock", confirme Baptiste Sassi, en charge de la distribution pour la mairie.

 

Les habitants aux manettes

À plus petite échelle, ces visières sont parfois produites localement. Et ce sont des particuliers qui sont à la manoeuvre. Des initiatives bénévoles pour donner un coup de main à ceux qui continuent de travailler. À Montauroux, commune varoise entre Draguignan et Cannes, Cassie, tout juste 13 ans, en produit une dizaine par jour.

 

À Gattières (Alpes-Maritimes), c'est un graphiste qui distribue ces visières de protection dans cette petite commune de 4.000 habitants au nord de Nice. Avec son imprimante 3D et sur les conseils d'un médecin, il a confectionné un prototype qu'il donne désormais aux soignants.

 

"Ca nous met le moral au plus haut"

"Au départ, j'ai fait cette visière pour protéger nos commerçants qui ont tous mis en place des services de livraison à domicile", explique Grégory Bonucci, qui met environ 3h30 pour fabriquer une pièce. Puis, le bouche-à-oreilles et les réseaux sociaux ont fait le reste. "Ca a pris de l'ampleur jusqu'aux hôpitaux et aux pompiers. J'ai alors amélioré le concept suivant leurs contraintes." Déjà une centaine de distribuées.

On est au contact des gens qui sont dans la douleur en permanence. Voir des gens qui nous soutiennent comme ça, c'est très agréable. Ca nous met le moral au plus haut

Didier Heuber, ambulancier secouriste

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