Il n'est "pas question" de créer un camp de migrants à Menton, Gérald Darmanin réitère son message de fermeté

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Le ministre de l'Intérieur, invité mardi soir dans le 20H de TF1, veut clore la polémique sur la nature précise du site d'hébergement qui est en train d'être aménagé à la frontière franco-italienne.

A Menton, "il a été décidé de renforcer la frontière". Après la polémique née lundi autour de l'arrivée en France de migrants en provenance de Lampedusa, Gérald Darmanin s'est voulu très clair, mardi soir lors du journal de 20H sur TF1. Il n'est, selon ses mots, "pas question" de créer un camp de migrants dans la ville frontalière.

Il y a 500 policiers et gendarmes à la frontière italienne. On a décidé de renforcer la frontière. Il y a 200 effectifs supplémentaires, pour leur permettre de travailler, de faire les contrôles et de les renvoyer.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur

20H de TF1

Le ministre a précisé que depuis de début de l'année, "30 000 personnes ont été renvoyées".

Polémique autour d'un site d'hébergement temporaire 

La polémique est née lundi 18 septembre, autour de l'aménagement, selon toutes apparences imminent, d'un site d'hébergement pour migrants à Menton. Face à la rumeur d'un futur "camp", la préfecture des Alpes-Maritimes a dû, dans l'urgence, préciser la nature du projet : une extension des locaux de la Police aux frontières dans le cas où les arrestations venaient à se multiplier. Un lieu de "mise à l'abri", pour les migrants en attente de reconduite à la frontière.

Dans les faits mardi matin, nos journalistes Loïc Blache et Laurent Meney l'ont constaté : des employés municipaux ont entrepris le nettoyage d'un terrain appartenant à la Ville de Menton, à proximité immédiate du poste-frontière Saint-Ludovic en bord de mer, en vue d'y implanter des Algeco.

Leur reportage :

Un aménagement à titre préventif si la pression migratoire venait à s'accentuer à la frontière mentonnaise, après la vague de migrants d'une ampleur sans précédent qu'a connu l'île italienne de Lampedusa la semaine dernière.

Nous allons avoir une réunion avec les autorités italiennes pour peut-être aussi accélérer les procédures de reprise, auquel cas on n'aurait pas besoin de ces lieux. On anticipe, au cas où.

Philippe Vicente, Syndicat Unité SGP Police, représentant de la PAF

Réquisition d'un hôtel pour les mineurs isolés

Coïncidence de date, c'est également lundi que la préfecture des Alpes-Maritimes a officialisé la réquisition d'un hôtel Ibis situé sur la commune de Menton pour l'hébergement de migrants mineurs non-accompagnés, problématique à laquelle le Département des Alpes-Maritimes a du mal à faire face.

Sur ce point, Gérald Darmanin l'affirme :

Les majeurs et les mineurs ne sont pas traités de la même manière, mais ça n'a rien à voir avec ce qui se passe à Lampedusa.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur

"Il y a un devoir d'humanité. Nous avons signé une convention des droits de l'enfant. Nous devons les (les mineurs non-accompagnés, NDLR) accompagner, les soigner, les protéger et, avec la justice, les renvoyer dans leur pays", a affirmé le ministre de l'Intérieur sur TF1.

Sur la question plus large du sort des migrants arrivés à Lampedusa, Gérald Darmanin, qui a rencontré son homologue italien mardi soir à Rome, a confirmé sa position : "la France n'accueillera pas de migrants qui viennent de Lampedusa."

"Nous avons demandé à nos amis italiens, et nous sommes là pour les aider avec la Commission européenne à faire des contrôles (...) Si les personnes ne sont pas éligibles à l'asile, il faut les renvoyer dans leur pays", a encore affirmé le ministre.

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