Menton : Fin des gardes de nuit dès le 1/1/2012

Manque de volontaires, augmentation de la moyenne d'âge des médecins, appels injustifiés, l'association baisse les bras

Par Yves LEBARATOUX et Céline ROLLAND

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Menton : Fin des gardes de nuit dès le 1/1/2012

Le manque de médecins généralistes, on en parle souvent dans les zones rurales; il pèse aussi en ville. A Menton, à partir du 1er janvier prochain les gardes de nuit disparaîtront. L'association qui assurait ce service jusqu'à présent estime ne plus avoir les effectifs nécessaires

Le manque de médecins généralistes, on en parle souvent dans les zones rurales; il pèse aussi en ville. Illustration à Menton, où à partir du 1er janvier prochain les gardes de nuit disparaîtront. L'association de médecins qui assurait ce service jusqu'à présent estime ne plus avoir les effectifs nécessaires.

La garde de nuit des médecins du bassin mentonnais est appelée à disparaître. Manque de volontaires, augmentation de la moyenne d'âge des médecins, appels injustifiés, l'association des médecins de garde baisse les bras. Depuis 2008, cette association est seule à prendre en charge les gardes. Ses membres ont décidé d'abandonner la garde dite de "nuit profonde", de minuit à 8h du matin, dès le 1er janvier prochain.

Projet d'une maison médicale de garde

Dans le bassin mentonnais, 7 médecins généralistes se relaient pour assurer une garde 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Trop peu, selon eux, pour garantir un bon service de santé. La seule issue : abandonner la garde de nuit, de minuit à 8 h du matin.  

Les patients, quant à eux, ne sont pas prêts à abandonner le confort d'un tel service. Composer le 15 ou le 18, c'est pour les urgences; pour le reste, on appelle le médecin de garde.

Si les médecins de garde ne sont pas assez nombreux, c'est qu'il est difficile de trouver des volontaires parmi la trentaine de praticiens installés dans le secteur.

Seule issue pour maintenir le service de nuit en 2012 : une maison médicale de garde où les patients viendraient consulter en dehors des heures ouvrables. Le système garantirait de meilleures conditions de travail aux médecins; il reste pourtant à l'état de projet, faute d'avoir trouvé un local.

Voir le reportage ci-joint : Céline Rolland : Journaliste

                                            Alexandre Dequidt : Journaliste Reporteur d'images

                                            Céline Adouard-Espanol : Monteuse

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